19 juin 2007
Déviation
Un super blog vous permettra d'être plus ou moins au goût du jour et d'admirer de magnifiques photos :
Je vous présente :
www.bogotanousvoila.canalblog.com
Un blog de Nicolas Chiron et Emeline Précigoût...
05 juin 2007
Schmilblick...
Bonjour tout le monde,
Je vous mets un petit schmilblick, et vous avez de la chance, la réponse ne requiert pas une précision extrême, étant donné que je manque relativement de certitude quant à la réponse...
Toujours est-il que, si quelqu'un trouve ce que c'est selon moi, il gagnera trois feuilles de coca, de quoi faire trois thés à la coca...
Ah, et ne zappez pas pour autant l'article juste en-dessous, que je viens de publier...
L'énigme peut-être agrandie en cliquant dessus...
04 juin 2007
Semana Santa...
Bonjour à tous !
Je sais bien que vous n'espériez pas un article si tôt, mais que voulez-vous, je suis un mec plein d'énergie et j'ai besoin de me dépenser un peu. Et puis ce n'est pas mon genre que de raconter des anecdotes datant de plusieurs semaines.
A propos d'anecdotes datant de plusieurs semaines, pour l'anniversaire de Malu le 18 mars, on a été à Villa de Lleiva, un petit village ou j'avais déjà été et dont vous avez déjà vu des photos. Mais cette fois-ci nous n'avons pas vu les mêmes choses, alors je vous remets des photos ! Dans notre week end on a fait deux trucs intéressants (bon plus en fait mais je vous en mets deux) : el paso del angel (le passage de l'ange) et puis monter sur la montagne voir la virgen (la vierge).
Mais le gros de mon article, ça va être mes vacances de la Semaine Sainte. Avec mes colocs, Javier le Mexicain et Elena l'Allemande, on part pour Carthagène, puis pour Santa Marta, enfin un petit village à côté, Taganga, et enfin pour la Ciudad perdida, la Cité perdue.
D'abord, on arrive à l'aéroport, puisqu'on s'est laissés tenter par des places à 90 €, soit 60 de plus que le billet pour 20 heures de bus. Et comme il y a un changement de vol, j'ai le temps de prendre ces quelques photos d'un magnifique exemple du savoir-faire publicitaire à la française, couplée de ce qu'un économiste Colombien n'appellerait sûrement pas concurrence déloyale ni monopolisation de l'espace publicitaire de l'aéroport, bien que celui-ci soit exclusivement alloué à notre fierté nationale, voire pétainiste : Renault. Dans l'ordre, on observe une gamme sensée représenter l'évolution du Colombien moyen (oui enfin du Colombien moyen allant à l'aéroport, certes). C'est magnifique d'intelligence, on se demande comment l'intellect du Colombien moyen peut parer nos grands stratèges nationaux et ne pas acheter ces bijoux. Heureusement, leur bourse les aide souvent à les en dissuader...
Bref. On monte dans l'avion, et c'est parti. L'avion commence à avancer pour rejoindre la piste. À un moment l'avion veut freiner, et alors ça vibre beaucoup beaucoup, anormalement, c'est clair. L'avion s'arrête, et le pilote nous explique qu'il ne faut pas nous inquiéter, que c'est juste que les freins sont défaillants. Enfin, nous décollons. Et j'adore décoller en avion, ça m'impressionne toujours autant la deuxième fois.
On arrive à Carthagène, et alors là ça y est les vacances commencent. C'est le dernier mercredi de mars. A Carthagène on se ballade dans le centre historique, on visite le Castillo San Felipe… où on rencontre deux Allemandes qu’on reverra a Bogota. Carthagène en photos :
Ensuite, le vendredi, on prend le bus pour Santa Marta, une ville côtière toujours, mais beaucoup plus petite et avec moins de patrimoine touristique. Son truc à cette ville, c'est plus les grands et beaux hôtels et les bars et boîtes in, beaucoup plus in sur la côte qu'à Bogota, par le simple fait de n'être pas à Bogota. Heureusement, ça nous a bien servi d'amener l'Allemande, parce qu'elle connaissait un petit bled tout près, qui n'avait rien à voir avec cette culture des Colombiens qui ont les moyens de partir en vacances. On arrive donc à Taganga, un petit village de pêcheurs tout mignon tout pittoresque, où maintenant la pêche sert beaucoup moins à survivre que le tourisme certes, mais où les Colombiens n'ont pas eu la place d'installer leurs grands hôtels : c'est une crique entre deux montagnes. Résultat : c'est un village très touristique, mais qui manque lamentablement de bars et boîtes branchés aux yeux des Colombiens, et qui donc attire en grande majorité des étrangers. Nous connaissons donc à la fois les habitants, très accueillants, et beaucoup d'étrangers. Beaucoup d'Israël, mais ceux-ci restent beaucoup entre eux.
Nous passons plusieurs jours très paisibles, à vraiment se reposer, entre la plage, la lecture, les discussions, quelques bières et quelques rencontres. Le premier soir, nous mangeons dans le seul restaurant de la plage abordable, et une Colombienne et un Italien viennent nous chanter quelques airs, dont les seuls qui me sont connus sont Bob Marley et Manu Chao. Étant donné que le restaurant est envahi par des Israéliens, Elena, Javier et moi leur paraissons forcément fort sympathiques ;-). Aussi, nous commençons à discuter avec ces chanteurs. Un autre chanteur arrive, mais celui-ci est du village. Il nous en chante une alors que les Israéliens n'écoutent plus. Elle est de lui et elle est très jolie. Je me dis merde, je t'achète ton disque tiens. Et j'achète aussi celui du couple colombo-italien. Et puis ils ont fini de travailler, alors on va s'asseoir près de la plage pour boire une bière, et eux pour jouer de la guitare et chanter. C'est une très chouette ambiance et une très chouette soirée. On fait la rencontre de deux Canadiens un peu coincés mais fort sympathiques, qui ont l'air très étonnés et émus de voir une culture, une musique, une ambiance aussi détendues. Et puis arrive un mec chelou, genre la soixantaine, qui nous regarde et s'approche. L'Italien a fini sa chanson, alors il lui demande sa guitare et il commence à chanter. Un autre style : Il chante son village comme chez nous il y a un siècle et demi, quand père-grand chantait le Temps des cerises. Il chante beaucoup et ça nous plaît à tous, et puis je lui achète son CD, et puis il s'en va. Nous on continue. Enfin eux, moi je ne suis capable que d'écouter... Plus tard arrive un jeune de Taganga qui veut lui aussi qu'on lui prête la guitare. En fait, c'est le fils du chanteur du village qu'on a rencontré juste avant. Il chante dans un autre style : un rap dans le genre de Molotov, un groupe Mexicain avec des paroles pleines de pertinence qui me plaît bien. Et ben c'est vachement beau! Du rap nostalgique et politique sur fond de folie dominatrice dévastant un continent. Je ne pourrai pas avoir son disque, je ne le reverrai pas par la suite. On rentre à l'hôtel, ou des hamacs nous attendent sur la terrasse, avec vue sur la mer (ici, aucune loi ne protège le littoral, nous sommes donc à environ 3 mètres de la mer).
Deux autres soirées méritent un paragraphe, ce sont celles que nous avons passé un peu plus loin dons le village, quand nous nous sommes décidés à nous éloigner de la plage. On s'est retrouvé plus ou moins par hasard à s'incruster dans une soirée entre musiciens. En fait le public est toujours invité, mais il était surtout invité la veille. Bref. C'est une petite maison dont la moitié est un magasin d'artisanat et l'autre offre la place d'un mini concert entre amis. Un Anglais et deux autres associés, et puis leurs conjoints et d'autres amis, participent au projet. Fabriquer et vendre de l'artisanat, et puis organiser pour le plaisir et pour se faire connaître des petits moments de convivialité pour les voyageurs, en invitant en premier lieu les voyageurs de passage qui savent jouer. On a donc vu des gens jouer de la musique et chanter, des gens de Colombie et d'Europe surtout. Mais tous chantaient les mêmes chansons en espagnol, cars les voyageurs de passage étaient souvent sur la route sud-américaine depuis plusieurs années. C'était aussi un mélange de genres, quand par exemple sur ces chansons improvisent, à côté de la guitare et des percussions, une excellente violoniste hollandaise de 19 ans, un Irlandais jouant de la mandoline... Bref deux très bonnes soirées.
Dans ces jours à Taganga, j'ai aussi pu voir Malu et sa famille, qui étaient dans leur appartement à Santa Marta toute proche. Un très bel appartement, dans un hôtel de luxe dont les suites ont été aménagées en appartements après une affaire de corruption. Au dernier étage, une grande piscine avec vue sur la mer (!). J'ai emmené Malu, son frère et sa soeur à une des soirées que je viens de décrire, mais leurs parents crurent qu'on allait dans un bar branché, parce que Taganga, c'est un « village de drogués, de dépravation et de prostitution ». Même que Malu devrait se préoccuper de ma fidélité puisque j'y suis d'abord.
Voilà ce que j’avais écris il y a deux mois de ça, juste avant que mon ordi me plante… Depuis, j’ai fini mon année, Nico et sa pote Mim sont arrivés, et j’ai pu récupérer les données de mon ordi… donc je continue mon bref récit, avec la cité perdue.
Nous partons tôt un matin, pour cinq jours de marches. A Santa Marta, nous montons dans un petit bus haut en couleurs, avec des Australiens, Anglais… Moi je suis avec Elena, ma coloc allemande. Une heure de route, et puis le bus s’engage dans un petit chemin montagneux, où les virages mouillés, au-dessus de la vallée, et la conduite du chauffeur nous font un peu peur. Une heure de montagne, et l’on croit être au bout du monde ; sauf qu’en fait, on arrive dans un petit village (Machete, « machette… »). On y déjeune une espèce de sandwich, et nous voilà partis. J’emmène un bâton, qui sera mon meilleur ami pendant ces cinq jours de marche. On traverse une rivière après avoir laissé des vache la traverser, on monte de petits lacets très pentus, et très glissants… Il mouillasse, nous arrivons sur une crête mais il y a beaucoup de brouillard. La descente est encore plus glissante… Beaucoup tombent, c’est assez rigolo. Le guide nous montre le cacao, et d’autres fruits bizarres…
Bref, nous arrivons dans un petit renfoncement dans la montagne. Au bord de la rivière, habite une famille, et les quelques touristes dorment dans des hamacs sous des préaux. Il n’y a pas d’électricité, douche très rudimentaire à prendre dans le noir… Notre cuisinier (oui, on a un cuisinier, un guide et un auxiliaire…) nous cuisine un truc super bon, dans une marmite sur le feu. Je fais une partie d’échec avec un israélien…
Les jours suivants, nous marchons le matin, nous avons donc un beau soleil et parfois très chaud. D’heure en heure, on s’enfonce dans des montagnes de plus en plus escarpées, et les fermes se font beaucoup plus rares. A note arrivée à la deuxième cabane, le deuxième jour, nous sommes en territoire indigène, et nous ne croisons plus qu’eux. Nous voyons un village indigène, et parfois quelques huttes isolées.
Le troisième jour, il nous faut traverser plusieurs fois la même rivière pour pouvoir avancer, et nous arrivons enfin à la Cité perdue ; enfin, il nous faut d’abord escalader une petite montagne, à l’aide d’un vieil escalier (il a 1200 ans) de 2600 marches, qui commence directement dans la rivière.
Bref, pour résumer, ces cinq jours de marches dans les montagnes et la jungle colombiennes ont été particulièrement dépaysant, et c’est ce que j’ai préféré de tous mes voyages en Colombie. On était loin de tout, nous avons pu observer beaucoup de choses, des paysages, des plantes, des animaux, le mode de vie des indigènes… et bien sûr la Cité perdue.
Le Cité perdue, ce sont donc des terrasses, des centaines de terrasses qui couvrent sans doute toute une montagne, sauf que ne sont observables qu’une faible partie d’entre elles, celles qui sont au sommet de la montagne toute une montagne envahie par la jungle, c’est beaucoup de travail. La Cité perdue a été créée il y a environ 1200 ans par le peuple que l’on a pu voir, et dont j’ai oublié le nom… Elle a longtemps été comme la capitale de ce peuple, dispersé dans plusieurs villages et maisons, dans les montagnes environnantes. Avec l’invasion espagnole, beaucoup d’indigènes ont été chassés, et se sont réfugiés dans la Cité perdue : les Espagnols ont chassés les indigène qui étaient proches de la côte, mais n’ont pas été jusqu’à la Cité perdue, où ils auraient de toutes façons été décimés par manque de connaissance de la montagne et des chemins… du coup, la Cité perdue à connu son apogée au XVIeme siècle, avec quelques 4000 familles qui peuplaient les terrasses. La Cité compte quelques centaines de terrasses, dont quelques dizaines ont été déblayées. Elle est maintenant quasiment abandonnée ; y vivent deux familles, et la Cité accueille encore les cérémonies les plus exceptionnelles, comme le sacrifice… Les indigènes seraient prêts à aider au déblaiement de la montagne pour repeupler les terrasses, mais les autorités colombiennes refusent car les indigènes exigent de pouvoir y amener leur animaux… ceux-ci dévasteraient la montagne et tout ce patrimoine en quelques décennies. Ce peuple, qui vit à l’âge de pierre mais emprunte volontiers une hâche ou une radio aux Colombiens, fait toujours des sacrifices, mais par manque de ressources, tous les sacrifices sont désormais humains… Ils n’ont pas lieu périodiquement, la divinité n’est satisfaite que lorsqu’ils disposent d’invalides, par exemple un homme qui, s’étant fait mordre par un serpent, doit subir une amputation progressive (oui, ils savent amputer, d’ailleurs j’ai aussi vu beaucoup de plantes médicinales) jusqu’au sacrifice.











































