14 avril 2007
Schmilblick...
Bonjour à tous,
J'ai un article en préparation, mais comme il ne fait que trois lignes pour l'instant, j'ai décidé de vous aider à patienter.
Il s'agit donc pour vous de me trouver la signification profonde de cette photo...
On m'a dit que c'était typiquement colombien, j'espère que c'est vrai...
La récompense est une bouteille d'aguardiente, l'alcool colombien par excellence.
Bon courage !
14 mars 2007
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Coucou tout le monde !
Voilà un résumé de ce long temps de silence, agrémenté de quelques photos...
Ce qui s'appelle balayer devant sa porte...
[...]
[...]
[...]
Ça y est je commence... C'est complètement impossible de résumer, alors ça va être une suite d'impressions générales. En novembre, j'ai passé un mois tranquille. Avec un week end à Villavicencio avec les colocs, chez la famille à Sammy. C'était bien chouette, j'ai vu une messe de baptême, j'ai vu la plaine à perte de vue à l'est de la chaîne andine. On a vu des animaux bizarres... dans un zoo. Avec pas mal de travail à la fac, c'était la fin du semestre. [...]
[...] dès fin novembre, j'ai passé presque tout mon temps avec Malu, même si je voulais aussi voir les colocs. Les colocs s'en allaient en décembre, mais il était plus facile de rester avec Malu que de passer du temps avec les colocs. [...] J'ai fini le semestre à l'arrache, eu beaucoup de chance à l'unique partiel difficile, j'ai été content d'être en vacances et je n'ai pas été demander mes notes ni rien à la fac: on verrait en janvier. Très vite avec Malu on a envie de s'échapper. [...] On part un week end à Villa de Leyva et c'est bien chouette. Dépaysant, tranquille... [...] On passe une journée avec Paul, un Anglais, journaliste à la BBC, qui avait connu la Colombie totalement à l'arrache, parachuté pour faire un article sur la politique colombienne en deux semaines (notons la déontologie journalistique de la BBC, en fait des grandes télés du monde... il nous dira que c'est pour ça qu'il aime la radio, même si elle va disparaître). Et donc il est revenu, comme ça tout seul, pour faire du tourisme. Le plus grand souvenir que je garderai de lui, c'est le comique de sa situation, lorsqu'il tente de traverser un ruisseau boueux, tout mignon mais où les bords font un bon mètre cinquante de haut, avec une paroi glissante. Il a essayé de sortir de la boue cinq bonnes minutes, glissant et s'enfonçant un peu plus à chaque tentative, et nous ne pouvions pas l'aider...
Avec les colocs nous avions [...] réservé des vacances dans l'Eje cafetero et sur la côte caraïbe. Deux fois 5 jours dans la première quinzaine de décembre. Les premiers 5 jours avec Sammy dans l'Eje cafetero. Tout s'est très bien passé, c'était bien chouette même si j'étais pas complètement dans mon élément dans un hotel de luxe loin de tout village qui te permet pas de faire beaucoup de rencontres ni beaucoup de découvertes, prise en charge intégrale où on nous emmène dans un parc d'attraction sur le café et un autre sur les animaux de la ferme... J'ai ouvert mon esprit et j'ai profité d'être avec mes colocs et Sammy, et même profité un peu des attractions, certaines étaient rigolotes et innocentes. Le jour de Panaca, le parc des animaux de la ferme, j'ai commencé par être de mauvaise humeur évidemment et par fermer ma gueule. Des animaux partout, enfermés dans de très petits espaces, malheureux pour la plupart, et qui ne sont là, qui n'existent que pour divertir le public par leur apparence, par leur simple existence. C'est dans ce contexte qu'on nous a placés dans des gradins pour un spectacle de vaches, où l'on nous a exhibé des vaches du monde entier et même de Normandie. Le présentateur avait cette intonation typique, en tout cas pas française, qui consiste à exagérer tes émotions pour vendre : « Eh bien oui c'est une normande qui nous arrive tout droit d'Europe, admirez cette MA-GNI-FI-QUE robe faite de blancheur et de tâches... » blablabla. À croire que les Colombiens ont besoin de ça pour se convaincre que le spectacle est chouette. Bref c'est dans cet état d'esprit, assez deçu par le genre humain que je me vois désigné par le doigt du présentateur, pour descendre de la tribune et traire une vache. Il s'agit de mettre deux gus à faire une course de traite de vache : chacun une tétine pour remplir un verre de lait. Je te raconte pas comment j'étais heureux de le faire. Les Colombiens aussi ils étaient contents : un Français ici, c'est une grande fierté. Bon les deux heureux gagnants gagnent tous les deux, et j'ai le droit de remonter dans ma tribune. Je commence à me calmer et à relativiser la chose. Et je me marre franchement quand ils mettent 10 personnes derrière une vache pour la retenir : quand ils disent à la vache d'avancer, les dix personnes sont assez déboussolées, elles ne lâchent pas la corde, et donc elles suivent la vache tant bien que mal. On verra aussi des chèvres, des brebis, des lapins, des oiseaux divers et variés, un spectacle d'animaux apprivoisés... la deuxième fois où le parc me fait rire dans la journée (attention je me marrais bien, mais avec mes potes, pas pour le parc), c'est l'après-midi, quand ils font une course de cochons. Il y a une course de porcelets, et si le concept ne me paraît pas d'un très bon goût, je dois dire que c'est super marrant de voir des porcelets courir. C'est fou comme ils ont l'air cons ! Ils commencent à faire interagir les gamins, qui se voient chargés de donner un nom aux cochons. Moi je commence à rêver d'une course mélangeant des gamins et des petits cochons, et rien que de penser au ridicule de la scène j'ai déjà un fou-rire. Je pensais pas qu'ils allaient le faire, mais ils l'ont fait. Du bonheur à l'état pur. Bref, dans l'eje cafetreo on a aussi été à des thermes d'eau chaude dans la montagne, c'était chouette. Et a aussi beaucoup joué au billard puisqu'on était enfermés dans notre hôtel, et j'ai même eu l'occasion de jouer un match de ping-pong avec un mec qui savait vraiment jouer. Je l'ai battu et pour ça il m'a fallu jouer comme j'avais pas joué depuis deux ans et demi en club, alors j'étais content.
On a aussi été à Santa Marta et Carthagène, dans le nord du pays, deux villes côtières, mais sans Sammy. C'était super joli et plutôt chouette. À Santa Marta les paysages étaient magnifiques, on a fait plusieurs plages très jolies, j'ai osé faire des jeux d'eau dans la mer, comme monter sur une banane géante tirée par un bâteau, malgré ma phobie de l'eau dès que je n'ai pas pied... être loin de tout ouvre l'esprit jusque dans les moindres détails. Je me fais même des tresses ! Mais je les enlèverai vite parce que ça me tire. À Carthagène, on verra le centre, qu'avec Elisa on avait déjà vu fin octobre (j'en ai parlé sur le blog, avec David et Malu), on ira sur une petite île super jolie, propriété privée de notre agence de voyage, et j'y ferai de la plongée avec un tuba. Quelques petites frayeurs évidemment, mais je me suis pas noyé. Les quelques poissons étaient jolis, mais plutôt rares sur ce tapis de coraux morts et donc sans couleurs. Pas de photos de Santa Marta, on a tout perdu en même temps que l'appareil photo de Mariela...
Voilà. Sinon, dans les jours où sont partis Aldo et Mariela, j'ai été un peu plus avec mes colocs, on a fait plusieurs soirées ensemble et c'était chouette. On a fait un repas de Noël avec Sammy (dans une pizzeria genre McDo, une chaîne qui s'appelle 1969, référence à Woodstock probablement, et où les murs sont tapissés de marques...), c'était bien chouette, on s'est offert des cadeaux. J'avais dépensé plus dans les cadeaux, culture nord-mondiste oblige. [...]
Autre chose importante du mois de décembre, ça a été la semaine de « novena », semaine où chaque matin, les soeurs du quartier où je vais aider les gamins proposaient des activités aux gamins, et avec Elisa on était chargés des jeux. Donc ce fût très intéressant et enrichissant, et l'occasion de voir Elisa, dans ce mois où je ne les voyais quasiment pas. Je me sens chaque fois plus à l'aise avec les gamins, et comme c'est pas ma vocation, je suis content.
Evidemment, il faut aussi que je te raconte mon anniversaire... tu m'en avais demandé des nouvelles. Le samedi soir 16 décembre, [...] on était les 4 colocs dans l'appart, moi je pensais même pas à mon anniversaire. Si je ne voulais rien organiser, c'était aussi parce que je me sentais vraiment loin de ma famille [...]. Donc moi je me serais bien couché, mais les colocs étaient tout fous, ils étaient en train de danser n'importe comment et de se filmer... c'était plutôt rigolo mais j'avais franchement le spleen. Donc j'étais pas super gai quand ils ont voulu me filmer moi aussi.
Le lendemain, j'étais avec Malu depuis je sais pas quelle heure et les colocs m'ont appelé pour m'inviter à manger une crêpe pour mon anniversaire. Tout commençait à être un peu louche, les changements de programme et d'horaire en plus de la prouesse de ma maman qui, quelques jours plus tôt, avait été obligée de te laisser un commentaire pour avoir tes coordonnées « sans que je m'en aperçoive » ;-)... Mais je me posais pas non plus beaucoup de questions. Donc je vais au rendez-vous, et en fait, c'est une surprise : les deux mexicaines me font la surprise de venir avec Sammy et des cadeaux. Elles me disent que Aldo le chilien est alité et malade... un peu louche mais bon. On mange des crêpes, moi je mange beaucoup, l'ambiance est vraiment excellente [...]. On rigole beaucoup, je les fais beaucoup rire, je réclame un truc gratuit pour mon anniversaire, ce qui en fait est une lamentable erreur d'appréciation, Elisa avait déjà demandé et c'était sensé être une surprise. Bon pas grave du tout en fait. J'ouvre mes cadeaux et je suis très content d'eux. Un livre mexicain, et Elisa m'a écrit dedans, en plus du poème qu'elle m'a dédié, et qui est très émouvant. Sammy m'offre un porte-clé de son équipe préférée (en fait elle y voue un culte), et même si j'aime pas le foot je suis très content de toujours l'avoir avec moi. Et puis le tout dans un énorme paquet rempli de Kinder et d'Oreo, choses que je grignote toujours ici. On reste super longtemps, je suppose maintenant que ça a dû les arranger. Mais pas assez de temps, parce qu'en sortant elles savent pas quoi me faire faire, et donc on marche « pour brûler les calories qu'on vient de manger ». Moi je sais bien qu'il s'agit pour elles d'attendre que ma surprise soit prête, ça devient limpide. Mais je me pose pas plus de questions, et continue dans ma très bonne humeur. Je les fais beaucoup rire quand j'imite Mariela gamine, dire : si on marche trop vite, je me fous à poil ! C'était son astuce quand elle était petite pour obtenir ce qu'elle voulait de sa mère. Et là, elle avait voulu qu'on marche lentement à cause de ses talons supposément. Bref, au bout d'une demi-heure de marche, situation tout à fait surréaliste mais très agréable, elles arrêtent un taxi, me disent de pas poser de questions et de monter. Elles me bandent les yeux, et la surprise est grande : Elisa, Mariela et Sammy m'ont amené dans la maison de Malu, où tout le monde nous attendait. Il y a des ballons, des confettis, de la musique et tous mes amis. Au mur, plusieurs panneaux pour me souhaiter un joyeux anniversaire, faits par les colocs. Un drapeau français où c'est écrit en espagnol, un drapeau colombien où c'est écrit en français. [...] Des petits drapeaux sur la table dressée pour la cérémonie. Malu a tout organisé depuis une semaine, quand moi j'étais avec les colocs sur la côte caraïbe. Mes colocs sont là, et aussi mes potes du bar, Alex, Andrea, Alejo, Maritza, et Sammy, et Malu, et des potes à Malu que j'avais connus vite fait, et des potes à Karen la soeur de Malu, que j'avais appris à connaître lors de plusieurs soirées et qui m'avaient beaucoup plu. Et puis le petit frère à Malu, et sa maman. Moi je suis assez effaré de voir tout ce monde ensemble, et de me rendre compte qu'il y a beaucoup de monde. Je suis encore moins expressif qu'habituellement, mais je crois que les gens comprennent. Je dis bonjour à tout le monde, très content mais plus sous le choc qu'euphorique. La soirée commence par l'ouverture des cadeaux, et j'ai été gâté. Andrea et Alex m'offre une bouteille de leur région, Boyaca, un apéro avec de l'oeuf dedans. [...] Sammy et Aldo m'offrent un dragon, très joli, qu'ils ont fait main (Aldo n'était pas malade, il le finissait). [...] On m'offre aussi une veste que Maritza a fait main. Elle est super chouette, et c'est un putain de beau cadeau que de faire soi-même la veste... Elle l'a fait en voyant que je n'avais qu'une veste, la orange que mon frère m'a prêtée pour un an, et qui fait un peu alter négligé. Enfin entre temps, quelques jours avant, Malu m'avait emmené avec Migue pour aller faire les magasins... Ils ont changé toute ma garde-robe, qui était dans un piètre état. [...] Bref, ensuite arrivent les deux meilleurs cadeaux. [...] Sur un super hamac rouge deux places, un petit carton indiquait que ce cadeau m'était offert par ma famille. Et ensuite, on m'a mis dans les mains un petit livre. La couverture est un gros plan d'une tarte au fraises haute en couleurs, avec la pâte d'amande qui dit : « A bientôt Manuel ». Changement de perception totale, moment de vertige et tout... C'est le gâteau que ma famille avait fait faire pour ma fête surprise, quand tu es venue chez moi. J'ouvre le livre, et je vois toute ma famille, des photos de mes frères et soeurs quand on était gosses, l'écriture de ma mère... La moitié des photos est inscrustée d'une lettre que m'a écrite la personne en photo. Suivent la famille un peu plus éloignée, puis mes potes de Toulouse... Puis mes potes de Colombie et la famille de Malu (que je connais très bien désormais). Je me sens vraiment petit en voyant tout ça. Ridicule en fait. [...] J'ai beau être content comme peu de fois dans ma vie, admiratif devant le travail de Malu (le mail de Julia ou de toi je sais plus, et une semaine de travail pendant que je suis pas là pour faire le livre surtout), c'est pas facile de crier ma gaieté. Donc voilà, les gens arrêtent de me regarder tous après cette séance cadeaux, s'ensuit la fête, mais celle-ci est très vite interrompue par une bande de mecs tous habillés pareil, en habit traditionnel. Ils me souhaitent un joyeux anniversaire, et se mettent à jouer et chanter des musiques traditionnelles colombiennes. Cette musique qu'aucun Colombien que je connais n'écoute (plus à la mode... vive le capitalisme), mais dont Malu sait combien je l'apprécie. C'est beau et rythmé, et tout le monde danse dessus. Tout le monde commence à être impressionné par la générosité de Malu, c'est pas non plus la culture colombienne que d'offrir autant. Ensuite, tout le monde sort parce que Linha, une amie de Malu, nous fait l'honneur d'une démonstration de boules de feu, sur l'accompagnement de la musique traditionnelle que joue le groupe. C'est super joli ! Quand tout le monde veut rentrer, on se rend compte qu'on est une bonne trentaine enfermés dehors : quelqu'un a fermé la porte. Je vais avec Malu chercher un serrurier, tentative un peu désespérée en ce dimanche soir dans les rues de Bogota... [...] On nous appelle deux minutes après : ils ont cassé une vitre pour ne pas gâcher la fête. La fête continue, les gens dansent, moi aussi quand ils m'obligent. Vers une heure et jusqu'à trois heures, la fête se calme et tout le monde s'assoit pour chanter et accompagner la guitare. Elisa me dédie une chanson, puis une deuxième. Andrea aussi [...]. Aldo même se lance au chant, lui qui en général se contente de la guitare. Ils chantent beaucoup. Ensuite des gens s'en vont [...], et restent les amis de Karen, la soeur de Malu, et des amis de Malu. [...] On mange le gâteau, boit du vin rouge et on est très contents. Je m'en vais vers 5 heures, je ne dors pas sur place car le lendemain, avec Elisa on doit être à 9 heures au Bosque Calderon, le quartier où on travaille avec les soeurs. Comme dirait Julia, un anniversaire EXTRA-ORDINAIRE.
J'ai passé le soir du 24 décembre, avec des gens totalement inconnus, dans la famille de Jojhanna, une amie de Malu. Ce fut étrange mais agréable, l'amie de Malu, son copain et sa mère son très sympas. Je me suis retrouvé à lire un paragraphe de l'évangile lors d'une prière... Malu me racontera qu'ils étaient tous médusés en m'écoutant lire. Un Français, quel truc bizarre ! Le 25 décembre, on ne fait rien en Colombie. Donc on a glandé... on était tout seuls avec Malu (sa soeur Karen est à New York, la maman chez sa mère, la papa sur la côte avec son fils...). Malu voit le 25 décembre comme une journée glande, et donc ça me décoit de rien faire, et surtout de pas cuisiner français : on avait fait les courses pour que je cuisine, et une journée cuisine française avec Malu le 25 décembre, l'idée me plaisait bien.
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Pour le premier de l'an, on a été à Villeta, un village à deux heures de Bogota, avec la famille de Patricia. Avec Malu on est partis plus tard, le 31 dans un bus « pirate ». La soirée de réveillon a été très étrange : la famille de Patricia était loin du village, et Malu, Patricia et moi avons voulu passer le début de soirée dans le village. Vers 22h30 on a commencé à se préocuper, mais impossible de trouver un taxi qui connaît le lieu-dit... Après de nombreuses péripéties, un peu de tension et une ambiance assez spéciale, on est arrivé à 23h55... On s'est présentés à la famille, qu'à moitié accueillante, et on a dit bonne année à tout le monde. [...] Ensuite, on a un peu bu et même dansé [...]. Ensuite on a pu pas mal parler avec Malu, très compréhensive, et on est rentrés vers 4 heures et on a été mangé un truc dans le village, avant de rejoindre notre hôtel.
Le lendemain, on a décidé de rester, on a cherché un hôtel moins cher. On a glandé le premier janvier, on a passé beaucoup de temps dans un piscine en buvant du Bellay's et en faisant les cons, c'était super chouette. Le 2 janvier, on a fait une randonnée sportive (avec semi-rappel et saut dans les cascades et tout...) [...]. On n'a pas pu rentrer à Bogota faute de bus, donc on a cherché un hôtel moins cher. On est parti le lendemain matin.
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Elisabeth, la soeur a Elisa est partie le 9 janvier, une semaine avant Elisa. Vers le 12, est arrivé Javier. C'est un mexicain de la même fac qu'Elisa à Guadalajara (Mexique), à qui j'ai proposé de vivre avec moi quelques jours gratuitement pour pouvoir trouver un appart. J'étais alors moi-même à la recherche d'un appart, puisque mon contrat se terminait le 15... Je voulais changer d'appart pour vivre seul. Alejo et Maritza m'avaient proposé une coloc avec eux et j'avais même dit oui, en décembre je crois, mais j'avais changé d'avis pour pouvoir mieux étudier, mieux profiter de mon temps, être plus tranquille pour penser, plutôt que de vivre ces embrouilles que j'avais vécues avec les autres colocs. [...]
J'étais donc avec Elisa dans mon appart pour accueillir Javier, qui devait arriver de l'aéroport. Puis une demi-heure avant l'arrivée du vol on s'est dit qu'on allait le chercher à l'aéroport, c'est quand même plus sympa pour quelqu'un qui débarque en Colombie... On ne le verra pas. On attend longtemps, et on rentre bredouille. Le gardien de l'immeuble nous explique qu'il est bien venu et qu'il a laissé sa valise sur le palier... En fait une autre Colombienne l'avait accueilli. On se retrouve tous et on va manger un truc. La Colombienne, Marcela, est très gentille et très chouette, même si dans un genre totalement bourge de droite. Javier est encore plus sympa et super marrant, ce fût une chouette soirée.
Le lendemain avec Elisa on emmène Javier à la Barra mejicana, et Malu est de la partie, une grande première. [...] les proprios nous ont proposé de rester un mois tous les deux dans l'appart, en payant le même prix chacun, que quand on était 4. Donc on fait ça... En plus ils vont faire des grands travaux pour que les deux chambres et bureau sans porte deviennent trois chambres indépendantes... Une semaine plus tard ils nous amènent une Allemande, Hélena, et voilà. Nous vivons trois en coloc dans l'appart où je vis depuis août, et ça se passe très bien [...].
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Dans cette période, j'ai beaucoup été à l'aéroport pour des départs. Togtoh tu sais déjà. Et puis Mariela, Aldo, Elisabeth, Karmen la maman de Malu, Elisa... et puis Cat' !!! Catalina, c'est une super copine à Malu, mais elles ne s'étaient pas vues depuis 6 ans, car Cat' vit au Canada. Elle est venue quelques semaines en Colombie pour un stage, n'a pas sa famille ici, mais est restée très très proche de Malu, bien qu'elles ne se soient pas appelées une seule fois en 6 ans. Elle est super rigolote, j'ai appris à la connaître et j'en garde un super souvenir. On a passé pas mal de temps ensemble, dans cette longue période où Malu et moi vivions seuls dans sa maison, elle dormait de temps en temps chez nous. J'ai aussi appris à connaître les autres amis de toujours de Malu. Je connais surtout Migue, qui habite à deux pas et qui est très chouette aussi. Et puis Patricia, Jojhanna, Mauricio. Linha, celle des boules de feu à mon anniversaire, pour l'instant pas beaucoup.
J'ai repris les cours depuis le 22 janvier. J'avais mis 5 matières pour essayer de pas trop énerver sciences-po, puisque je suis presque sûr de n'avoir validé que 3 de mes 4 matières au premier semestre (ils cherchent toujours mes notes). J'avais mis Idéologies et philosophie politique, Amérique Latine contemporaine, Introduction à la psychologie, Etudes africaines, et Politique extérieure des Etats-Unis. Les cours se passent bien, mais depuis dimanche 11 où j'ai commencé cette lettre, et jusqu'à vendredi dernier 16, j'ai eu la grippe, je n'ai pas été en cours et j'ai accumulé beaucoup de retard. Enfin le retard est aussi dû à un autre facteur : Recojo. J'ai choisi de m'y investir, et donc de laisser tomber une matière : Amérique Latine contemporaine.
Tu sais sans doute que mon frère devait faire un stage avec la maman de Malu, qui a l'idée de monter son entreprise d'exportation de produits colombiens. Cela aurait convenu parfaitement, Nicolas aurait pu trouver des clients français de produits artisanaux, ou un truc dans le genre. Mais en janvier dernier, quand on s'y est vraiment mis, on s'est rendus compte que l'entreprise serait sans doute pas légalisée à temps, ce qui rend le stage impossible. Donc pendant une semaine j'étais assez énervé, je croyais devoir dire à Nico que c'était foutu...
Mais un jour, Malu m'a fait une surprise ; elle n'avait pas passé toute sa journée dans son agence de pub (où elle commençait son stage), elle avait mangé avec un pote à elle, qui lui a raconté qu'il est en train de monter Recojo. Red Colombiana de Jovenes (réseau des jeunes colombiens). Le but, c'est de permettre un rassemblement de toutes les initiatives de jeunes, afin d'offrir des externalités positives, à un niveau logistique, matériel, humain, relationnel, communicationnel et tout ce que tu veux. Et il y a tout à faire, mais le mec, Daniel, est un brillantissime qui un un grand potentiel. Lui et sa petite équipe savent qu'avec du temps et du travail, ils peuvent rassembler des milliers de jeunes, des dizaines de projets sociaux, et pas mal d'argent pour aider tout ça. Nico peut faire son stage ici, avec une copine à lui, pas de problème. Ils chercheront de l'aide et de la coopération internationale. On est invités, Malu et moi, à un week end en dehors de Bogota, un week end de réunion avec tout les membres, toute l'équipe. C'est une grande bande de potes en fait. Mais avec des potes qui se sont connus pour cette occasion. Ils sont impressionnants, certains de ces jeunes ont leur fondation et aident des centaines de gamins dans le sud de Bogota. Ils ont des projets d'entreprise sociale, parlent de salles informatique. Il y a en a pas mal qui sont des enfants de riches, et qui financent leur projet avec l'argent de papa...
Le dimanche suivant, on cause avec Malu. Le lendemain, elle devrait commencer son stage pour de vrai : les premières semaines, on lui avait laissé le temps de finir son mémoire... mais elle veut arrêter. Elle sait déjà qu'une agence de pub c'est pas son truc. Elle a une offre dans ProExport, l'agence étatique vendant l'image colombienne. Et elle pense à Recojo. Finalement, je lui tiendrai un discours où je lui dit qu'il faudra pas qu'elle se victimise, si elle fait de la pub pour moi elle est totalement dans ce système pourri. Bon elle savait déjà ce que je pensait, mais elle a l'air à chaque fois plus convaincue. Elle décide de faire son stage dans Recojo. C'est donc officiellement la personne qui a le plus de temps pour construire Recojo.
Moi je décide de m'y mettre aussi. Je pensais d'abord à un stage à mi-temps, mais avec toute la paperasserie et l'administration Science-po, je crois que je vais même pas essayer, je vais faire bénévole et point barre. Avec Malu on a vu beaucoup de réunions, presque toutes en fait. On se rend compte un peu plus à chaque fois que pour la plupart c'est un grand jeu. Que les questions sur la forme de leur organisation sont l'objet de débats plus longs que le fond. J'aurais énormément de trucs à dire sur le fond. Ils ne veulent pas aider financièrement les projets. Pour l'instant.
Voilà. Aujourd'hui, je suis mes cours, et je suis très investi dans Recojo, ce qui n'est pas être investi sur le terrain, loin de là. Mais si je peux influencer un peu cette équipe, fort talentueuse et ayant le potentiel de faire LE réseau des jeunes colombiens, mais n'ayant pas beaucoup pensé sur le fond, et bien je serai bien content. Et puis c'est une occasion trop énorme d'apprendre. Je suis dans l'aire commerciale pour me tenir au courant pour quand mon frère viendra, mais je me suis mis aussi avec Malu dans l'aire communication. La plus intéressante, transversale, et la seule où les gens veulent réfléchir au fond semble-t-il. Ils vont faire de l'investigation. Malu dirige cette aire, donc ça va dépoter. Il y a une autre fille, Lorena, qui à mon sens est la seule qui ne joue pas. Elle supporte de ne pas être beaucoup appréciée parmi ce qui n'est somme toute qu'une bande de potes, pour pouvoir les influencer un minimum. Car elle aussi se rend compte qu'on ne peut pas débattre plus longtemps de si on fait des mails personnels ou respectant la fonction du poste, que des objectifs généraux de Recojo. Jeudi elle nous emmènera dans le sud de Bogota, voir le projet de deux lesbiennes, une espagnole et une colombienne, qui se sont imposées dans un quartier difficile, et ont imposé un système de troc qui fait maintenant vivre 900 familles. Du genre : tu veux à bouffer ? Pas de problème. Tu m'amènes ton gosse 3 semaines sans traces de coups, et je te donne de la bouffe. Elles ont tout fait sans une tune, savent ce qu'elles font, théorisent leur action, donne des cours dans une université. C'est dans ce cadre qu'on va s'incruster jeudi.
[...]
Voilà !
Je rajoute une photo de Bogota de nuit, vue du Monserrate, une Eglise très touristique tout là haut sur la montagne, qui borde Bogota, je vous le rappelle.
31 décembre 2006
Joyeux Noel !
Coucou tout le monde !
J'espère que tout le monde va bien, moi oui !
Vous vous imaginez bien que si je romps ce silence de plus d'un mois et demi, c'est pas pour vous raconter ce que j'ai petit-déjeuné ce matin (même si je sais que ca en passionnerait certains)...
Mais avant de vous souhaiter un Joyeux Noel, je voudrais m'excuser pour le caractère quelque peu silencieux de ce blog, et aussi m'excuser auprès de tous ceux qui depuis juillet m'ont écrit et à qui je n'ai pas répondu, c'est-à-dire à peu près tous ceux qui m'ont écrit... Surtout à ceux avec qui je n'ai pu ne serait-ce que parler sur MSN: Sébastien et Catherine, Gaelle, Claudie, Marion, Christine, la pitite Ophélie (pas pour me moquer, pour qu'elle se reconnaisse ;-), Camille, tonton Dada, Virginie, Lucie et puis Flavien et toute la bande, et puis évidemment Fabrice: je vous souhaite un Noel encore plus joyeux qu'aux autres (hi hi hi) !
Et puis aussi remercier tous ceux qui ont participé de près ou de loin à ce que mon anniversaire fût plutôt grandiose... Merci beaucoup ! J'essaierai de faire un article la-dessus, même si je sais que ca perd un peu de son charme de le publier 2 semaines après... Enfin il restera toujours les videos dans 6 mois, où l'on pourra me voir "danser"... (oui Julia entre guillements, o sea, va pas t'illusionner)
Bon ca y est j'y suis presque :
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JOYEUX NOEL !
He oui, ici, ils font le décompte ! Bon en vrai je suis pas totalement sûr que ca se fasse pas en France, si ca se trouve c'est juste que ma famille est antichevere (hehe celle-la vous etes pas prets de la trouver c'est de la pure colombienne !). Bref ca pourrais carrement casser le scoop, mais chuis un fou je prends le risque.
Bon un peu plus serieusement je vous souhaite à tous d'avoir passé un super joyeux noel (ben oui c'est ca d'etre en retard...), et je vous souhaite aussi une super année (hi hi pour le coup je crois que Jérémie est le seul à m'avoir devancé !), avec plein de bonnes choses dedans. Profitez bien de vos fabuleux chocolats, parce qu'ici le chocolat c'est un peu comme le fromage, tu te forces 2 mois pour être poli, et puis un beau jour tu lâches et tu hurles: "Je déteeeeste cet espèce de truc que vous Colombiens appelez fromage..."
Désolé de pas être plus sérieux, mais je crois que c'est mieux ainsi. J'aurais pu être solennel voire même poétique, mais vous n'auriez rien pu lire de cette carte de voeux tant mes larmes l'auraient saccagé. Donc je le dis vite fait, mais c'est vrai : Vous me manquez !
15 novembre 2006
Première impression
Mardi 14 novembre, tard le soir, je sors de l'appartement pour fumer une ou deux clopes. Comme il pleut, je vais m'asseoir dans mon recoin habituel, à l'abri d'un bâtiment de la fac de musique. Je fume ma clope, réfléchis, regarde le peu que je peux voir, le reste étant caché par les arbres. Un mec s'approche... où je suis c'est comme une toute étroite voie sans issue, donc je ne peux que l'attendre. La seule fois qu'un mec est venu ici pendant que je fumais ma clope, c'était un vigile de la Javeriana, vu qu'ici, je me trouve officiellement sur le territoire des Jésuites. Mais comme celui-là il a un carton sur la tête pour s'abriter de la pluie... En fait, c'est un clochard qu'on a déjà apreçu plusieurs fois en fumant notre clope dans les escaliers, un des nombreux qui voient ta tête et qui te demandent une pièce en te déblattérant tout un discours incompréhensible pour moi. Celui-là, j'avais du mal à dire, selon ce que m'avais enseigné Togtoh (le Mongol), s'il était honnête et désemparé ou hypocrite et acteur. Enfin, étant donné qu'il te colle, qu'il nous avait suivi dans la rue quand il nous avait vu marcher jusqu'à chez nous, j'avais un mauvais a priori. Donc le voir là ne m'enchantait pas.
D'un autre côté, j'étais assis au seul endroit sec à la ronde, et ma clope était pas finie. Et puis j'allais pas partir en courant quand même, je suis éduqué... Sans compter qu'il est tout frêle le bonhomme. Et puis, je me rappelle que je rêve de pouvoir discuter avec un de ces pauvres d'argent et d'esprit. Alors je lui propose une clope, il accepte, et commence à m'expliquer que dans l'après-midi Aldo et Elisa lui avaient promis des fringues. Pour pouvoir dormir. C'est vrai qu'il est tout trempé le bonhomme. Moi je lui dis que ouais je vais voir ça, mais que pour l'instant je fume la clope que je viens d'allumer en même temps que la sienne. Et je me lance, je commence à orienter la conversation : oui alors je dit ça je dis rien, mais il me semble que vous êtes pauvre... il a pas répondu il m'écoutait. Je sais plus dans quel ordre j'ai posé les questions, mais il y a répondu : il a 60 ans, est à la rue, vit en demandant de l'argent. Ça rapporte moins que vendre quelque chose dans la rue, mais il n'a rien à vendre. Ça fait 25 ans qu'il est seul, sa femme l'a quitté et a embarqué les 3 enfants. De ceux-ci, 3 ont été tués dans le centre de Bogota par les « rateros ». Il était né à Bogota, mais après ça il est parti travailler dans une ferme dans les « llanos » (disons plaines, à l'est du pays), en fait il vivait à Villavicencio où on a été ce week end (d'ailleurs j'ai assisté à une messe de baptême, où Sammy était la marraine, ça me servira sans doute si je me mets à dire quelque trucs sur la religion ici), et travaillait à une heure de marche par un petit chemin. 10 ans, parce qu'après il est revenu à Bogota dans l'espoir de retrouver sa famille, mais non. En fait il sait bien que son fils travaille dans le centre et vit dans une petite pièce, mais je sais pas pourquoi, il reste un homme seul à la rue. Et il ne peut pas retourner dans les plaines, le patron a changé. Il dit s'intéresser à la politique, mais tout ce qu'il a pu me sortir c'est qu'il était de droite (ça m'aide pas à comprendre la vie ça... un mec sans rien qui est de droite...). Je lui demande si ça lui fout pas la haine tous ces riches, pas seulement nous les colocs mais les étudiants de la fac dans laquelle nous sommes, je sais pas ce qu'il a compris mais il me répond que lui aussi il aurait bien aimé étudier. Voilà. Je rentre et les autres me confirment qu'ils lui ont promis des fringues, alors je lui emmène une couverture et un pantalon troué à Aldo, une serviette et quelques fringues que Togtoh avait laissé. Il est bien content, il se change. On reparle pas beaucoup, c'est pas qu'on avait beaucoup parlé d'ailleurs. Je vais m'en aller, il me demande des clopes, et me dit à demain. Et... ben si vous voulez, me dit-il tout enthousiaste, un de ces jours on va marcher, dans le centre, je vous montre et tout... Ben écoute on en parle avec les autres un de ces quatre. À l'intérieur, Elisa me dit qu'elle jurerait que ce mec a fait l'objet d'un documentaire à la télé, celui d'un vagabond qui faisait guide touristique sur LA place (Bolivar) de Bogota, pour ceux qui n'avaient pas peur de lui.
Voilà. J'aurais pu vous raconter mon week end à Villavicencio, qui fut formidable, reposant, où n'on n'a pas fait la fête à proprement parler, où l'on a parlé politique avec Mariela qui a plein de choses à nous apprendre, où on a connu la famille de Sammy et assisté à un baptême à la colombienne (ce que je raconterai sans doute), mais ces quelques minutes me paraissent bien intéressantes aussi. Avec notre cher nouvel ami Fernando, nous n'avons presque pas parlé, ses réponses étaient courtes, mes questions déplacées, même si je crois qu'il est très loin d'être à ça près, et puis il est clair qu'il ne comprend que le sens littéral de mes questions (bon ça vient aussi de moi, mon acccent et mes mots saccagent toute la metacommunication...). Mais bon, ce fût la première occasion (j'espère) de parler avec « ceux que je venais voir » (je veux dire, il n'est probablement pas le plus occidentalisé des Colombiens), et elle est venue sans prévenir. Alors je suis content. Même si ça me fout un peu la haine de voir un mec comme ça. D'abord il a beau contribuer à la société du spectacle en passant à la télé, il est toujours à la rue, et ensuite, bon ben... il est clair que même s'il parle de révolution, il ne serait sans doute pas capable de théoriser plus que l'itinéraire pour aller à la Bastille. Si je parle d'un être inférieur ou de chaînon manquant, évidemment ça vous choque, mais c'est bien de cette idée que les capitalistes parlent, c'est bien la réalité qui lui correspond qui fait que lui n'a pas de travail et pas un autre.
14 novembre 2006
Cartagena
Après 5 heures de sommeil dans le bus, on arrive à Cartagena ! Du terminal à l'hôtel, le taxi a le temps de nous faire voir la ville non touristique, la ville pauvre. C'est la même différence qu'entre le quartier où on vit à Bogota et le quartier pauvre ou on va. On arrive à l'hôtel, un pas cher (4 euros la nuit) avec air conditionné mais qu'à partir de 20h... On se douche et direction le centre historique pour la soirée. On se ballade, c'est très joli...
Une grande indienne !
on voit un bar qui surplombe la mer, alors je me la pète, je dis « Allez, je paye ma tournée ! » Alors ils sont contents, on s'asseoit, on regarde les prix, et on tombe d'accord: ce serait ridicule que je dépense 40 euros (c'est super cher ici !) pour engraisser un riche. On finira sur une place toute mignonne, on rigolera pas mal, Malu est du genre capricieuse avec le barman mais elle le fait de façon rigolotte, alors on aura une photo avec lui et sa copine.
Entre temps, un marginal bien habillé, s'était approché avec sa guitare et nous a proposé une pitite chansonnette. Les autres lui disent « bah écoute si tu pays ta chanson »... Il nous chante quelques chansons, cause un peu avec nous il est timide et original, très rêveur en fait, mais bien gentil. À la fin il s'en va pas il attend de l'argent... Et les autres lui sortent « non mais attends on t'avait dit si tu payes ta chanson ! » Ce choc des cultures m'a fait mal au coeur. On finira la soirée avec une bouteille d'aguardiente sur les murailles à regarder la mer (enfin il fait noir on voit que l'écume...) On se couche tard, et on se lève tard. On va à la plage, c'est chouette. Ils veulent pas que je me baigne en caleçon, alors j'achète un short, et un T-shirt blanc (en faisant ma valise, j'avais compté sur quelques T-shirts que Togtoh a laissé, mais il les avait plié sans les laver et ça aurait pas été de trop...) avec Carthagène écrit dessus ! J'achète aussi des claquettes et des lunettes de soleil, et ça y est je suis paré. C'est facile d'acheter tout ça, y a une fille qui s'approche de nous et nous propose ses services pour l'après-midi. Un piti abri pour protéger du soleil, des chaises, elle va m'acheter ce qu'on lui demande... La mer ressemble à la notre, elle est pas bleue caraïbe à cet endroit, mais qu'est-ce au'elle est bonne ! Tu peux sauter dedans d'un seul coup, t'as pas froid ! Magique. On a glandé tout l'aprèm', et à la fin on a commandé un plateau repas (avec du bon poisson) à la madame, elle nous l'a amené sur la plage... bon c'était qu'à moitié simple à 4 sous la tente, il s'était mis à pleuvoir... A la plage, l'autre fait marquant c'est qu'il y a énormément de commerçants qui marche avec leurs bracelets par exemple. Comme j'en avais acheté à Cienaga de Oro le petit village (de peut-être 10000 habitants, mais ça suffit pas pour qu'il y ait beaucoup de servies publics à part la police, alors c'est un village), je dis non direct, mais y en a quelques-uns qui te suivent... Qui t'aident... Qui te tappent la discute... Qui t'offre un collier mais pas plein, seulement avec trois perles... Du coup avec ce mec-là je me relaxe un peu quand même. Et je lui achètent des bracelets. On a aussi laisser un mec surveiller nos affaires, mais un de ceux qui bossent ici pour de vrai, l'a pris en flag' la main dans un sac à main... Ouf on a eu chaud ! À il y a même des commerçants qui te vendent une soirée en Shiva (prononcer tchiba) !
Je sais pas si c'est colombien ou continental; la shiva c'est un bus tout rouge qui se remplit le soir pour faire un tour de la ville (ou d'un quartier, y en a aussi à Bogota), et tout le monde s'asseoit sur des rangées de toute la largeur du bus (si vous suivez, vous êtes sensés vous demander comment on monte, mais peut-être que je m'explique mal... en fait y a pas de mur, seulement des barres pour que le toit tienne, et donc, il y a autant de « portes » que de rangées !). Et il y a des musiciens qui mettent l'ambiance, et c'est super chouette, ils te jouent de la musique traditionnelle colombienne et ça décoiffe. Sur lo dossier de la rangée de devant toi, il y a des emplacements pour poser ta bouteille d'aguardiente, qui est comprise dans le prix de la soirée. Donc on a passé une bonne soirée, on a fait un petit tour de la ville, ils nous arrêtés à une fête sur la muraille, où on s'est fait prendre en photo avec un paresseux (je regrette, mon état d'ébriété à anihilé mon léger côté militant... le paresseux est en voie d'extinction, et le mec s'il avait demandé pour choper son paresseux je crois pas qu'on lui aurait dit oui... donc voilà sur le coup ça m'a enchanté), on est remonté dans la shiva où il y avait bien l'ambiance, ils nous faisait nous lever pour bouger notre c... (pour les garçons, les filles devaient juste danser), et ils nous ont déposés devant une boîte de nuit dont le prix était aussi compris dans la soirée. On n'y restera pas, on finira la soirée sur la plage. Moi j'aime bien regarder les vagues. On s'endort un pau abasourdis par la saveur de l'aguardiente, et quand on se réveille on file au lit !
Le lendemain je me rend compte qu'on m'a volé mon portable (20 euros quand même...) ! Les petits cons ! En vrai, moi je dis ils ont bien raison. Quoiqu'ils feraient mieux de faire la révolution ;-)
Le dimanche, on se lève encore tard, c'est pas très pratique pour profiter d'un voyage selon certains, moi ça me dérange pas trop mais c'est vrai qu'on est à Carthagène que pour 2 jours... On aura pas le temps defaire grand chose, on petit-déjeune typique, un peu plus tard on mange une super salade de fruit avec de la glace, quand j'ai vraiment chaud j'aime bien. Et puis c'est avec des fruits bizarres alors... on retourne à la plage, et ensuite on va se doucher et on met tellemnt de temps qu'on pourra pas aller visiter le centre encore une fois, on ira juste sur la plage manger un truc trop bon: un bol de crevettes dans une bonne sauce sucrée, le tout bien froid ! C'était délicieux ! On s'attarde alors on rate le bus, c'est pas malin malin, mais on en prend un autre qui nous amène à Barranquilla, où on récupère le bus initial pour Bogota. Piti coup de flip David pouvait absolument pas rater son cours le lundi...
Je profite de cet article pour vous mettre une photo d'une autre bonne soirée, le lendemain du retour, mardi, c'était les 20 de Sammy, alors on a fêté ça chez elle. J'étais bien content de mon cadeau, je m'étais galéré à trouver des bouquins en français (2 que j'adore, L'étranger et Le lion, de Kessel, et un fantastique parce que je croyais qu'elle aimait ça...), mais elle va quand même bien se galérer à les lire je pense. Et puis un bracelet de Carthagène (c'est une destination touristique aussi et même surtout pour les Colombiens...). On a causé, un mec a mis la tête de Sammy dans la gâteau et je pouvais même pas me marrer ouvertement devant elle, Aldo nous a révélé qu'il savait super bien jouer du piano, et y a au moins un de mes lecteurs qui sait comment ça me plaît, et puis on a remangé de la lechona ! Et ils nous en ont même donné en partant (et de la bière parce que chez eux elle se boit pas... j'ai fait le mec qui acceptait poliment de débarasser...)
Et puis tant qu'on y est, vendredi dernier aussi : on a été invité par notre prof de politique (un mec super impressionnant mais je l'ai déjà dit) dans un bar où il jouait avec son groupe... malheureusement, ce n'était pas du très bon, enfin pas désagréable non plus. Le meilleur de la soirée ça à été après, tous les 4 (Mariela était couchée, mais Jimena la péruvienne) on est resté à l'appart jusqu'à 6h du mat' à causer, boire, rigoler, rigoler, fumer, et c'était vraiment chouette. Des fous rires, des grands moments de complicité. Les vidéos sont tristes à voir, parce que bizarrement les blagues sont moins drôles le lendemain. Mais je parie qu'en les regardant une fin de soirée...

08 novembre 2006
Dans un village du nord de la Colombie
Mardi 24 octobre, je suis parti en voyage dans le nord de la Colombie. C'était
On partait du mardi soir au dimanche ou au lundi. Ça ne me faisait rater que le jeudi (j'ai cours les lundi, mardi et jeudi...), mais en fait toute la semaine, parce qu'il a fallu que je travaille beaucoup et donc je n'ai pas pu aller en cours lundi et mardi. C'est que c'est un travail de groupe, je ne peux donc pas manquer à mes obligations, surtout que je suis avec ma coloc mexicaine Mariela, qui est du genre serieuse, et qui serait prête à me virer du groupe (ce qui serait bien normal) si je fous rien. Donc j'ai bien bossé jusqu'au mardi après-midi, même avec Sammy qui est assez douée pour m'empêcher de travailler. Tellement bien travaillé que j'ai été jusqu'à penser que j'avais le temps pour préparer ma valise. Bon je ne savais pas à quelle heure on partait, mais je me disais que j'avais le temps. Et comme ça fait une semaine qu'à l'Arcangel ils attendaient les bouteilles consignées d'une quinzaine de bières, j'y suis allé, faut pas trop abuser non plus, surtout qu'ils me les avaient vendues au prix où ils les avaient achetés (soit 4 euros les quinze bières...). Dans le bar évidemment j'ai 5 minutes pour une bière, je suis un mec qui boit vite les bières. Mais je m'attarde, Diego apprend le français pour pouvoir venir étudier en France (je l'ai même convaincu de venir à Toulouse plutôt qu'ailleurs !), il me demande de trouver des infos sur les facs françaises et les démarches et tout. Et il me demande aussi si je pourrais lui envoyer des chaussures de rugby par Feddex, ça se vend pas en Colombie. Bref je discute, et tout se passe bien, quand tout à coup, un mec m'accoste avec un téléphone et me dit que c'est pour moi. Je comprend pas trop comment c'est possible... C'est le téléphone de Maritza qui habite à côté, et Elisa m'appelle pour me dire qu'on devrait partir de l'appart dans 30 secondes.
À ce moment précis, je me rends compte que je pars en voyage, et que je suis très très en retard pour faire ma valise. Alors je dis au revoir très, mais alors très vite, et je cours. Je jette même ma clope que je venais d'allumer. C'est ce qu'on appelle un coup de speed. Et j'aime pas ça. J'imagines comment Elisa, Malu et David pourraient être énervés si je leur faisais rater le bus... Et comme c'est bien parti pour...
On part en voyage à cinq : Malu, vous savez déjà, c'est une super copine à nous, elle est en photo avec David sur ce blog, que je connais moins, et avec qui on part aussi; Elisa, une de mes colocs mexicaines, et Carmen-Lucia, la maman de Malu. Et là vous vous dites, mais pourquoi donc ils partent avec la maman de Malu ?
Parce que : la Maman la Colombie
Donc, si je cours et si je fais ma valise assez vite, on part pour un village colombien qui s'annonce typique, très très chaud comme partout en Colombie dès que c'est pas dans la montagne, et on sera accueillis dans la ferme de la grand-mère, dont j'ai vu des photos avec des vaches toutes bizarres que même mon papa il connaîtrait pas la race. Alors je courre bien. Et je fais ma valise très très vite. Vraiment très vite. Mais je n'oublierai que ma serviette de toilette (de peu d'utilité là-bas, suffit d'attendre 30 secondes)... Oui, moi aussi ça m'a impressionné.
Mais bon, il m'apparaît dans le taxi que le mal est fait... on a 20 minutes de retard pour aller chez Malu, et Elisa est énervée... De ces moments où l'on a envie de disparaître, d'être dans un hamac avec une boisson bien fraiche par exemple, mais surtout pas d'assumer sa connerie. Quand on arrive chez Malu, sa maman est prête, mais pas elle, on l'attends comme 5 minutes, la maman elle aussi énervée, moi j'avoue que je me sens un peu mieux, si on rate le bus c'est pas ma faute... observez la grandeur d'âme du manu dans ces moments forts.
Fort heureusement, et d'après les mots de la maman de Malu, le taxi a « volé », et on ne rate pas le bus ! Alors tout le monde est bien content. Mais bon, il est pas encore temps que je fasse des blagues sur mon retard et sur ma précipitation avec Elisa. Elle a les yeux revolver... etc etc. Cher lecteur, vous venez de lire une page pour pas grand chose. L'auteur va s'efforcer d'écourter ces passages de peu d'importance.
Alors voilà, on est parti pour 18 heures de bus ! Laissez-moi vous raconter ces fabuleuses heures de voyage : j'ai dormi, l'humeur un peu sonnée par ma connerie et ses conséquences. Jusqu'au lendemain matin, pas de paysages. Au petit-déjeuner, on s'est fait voler des sous, parce que fallait pas laisser la note sur la table mais payer en caisse, et donc on n'aurait supposément rien laissé du tout. Mais bien sûr. Après je redors. On ne s'arrêtera pas pour déjeuner : Ils laissent monter dans le bus quelques vendeurs, on achète des arepas rellenas de huevo (dans cette région, comme un disque de pâte de je sais pas quoi frit, dans lequel il y a un oeuf. Les arepas, je crois, sont typiquement colombiennes, et chaque région a son style) et des empanadas (ça y ressemble beaucoup, mais ça existe dans tout le continent). C'est pas mauvais. Les paysages changent, ça fait bizarre, je n'avait pas d'autre image de la Colombie
A un gros détail près : au milieu d'arbres tout à fait ordinaires, on voit quelques cocotiers, quelques palmiers... ça a l'air de rien comme ça mais j'vous jure que ça fait bizarre ! Bon j'avais dit que je m'étalais pas.
Ah si aussi, les maisons aves un toit de je sais pas quoi, mais traditionnel, comme des huttes. Ça aussi c'est typique. Sur tout le trajet, ce sont environ la moitié des constructions.
Celle-là parce que je l'aime bien, je la trouve typique de la chaîne andine en général (je sais bien c'est des préjugés j'ai quasiment rien vu...) C'était un peu plus près de Bogotá, quand il y avait encore des montagnes.
Ce n'est pas une surprise, les postes de contrôle sont relativement nombreux, même si l'Etat n'est pas riche.
Finalement, on aura mis 21 heures pour arriver à Cienaga de oro. À côté de nous quand on descend du bus, y a comme une de ces vieilles voitures qui roulent plus beaucoup mais qui servent aux paysans pour transporter de tout et de rien, éventuellement un veau ou plein de camboui. On m'explique que c'est notre taxi. Ah bon, ils sont pas jaunes comme à Bogota ? 5 minutes après, on s'arrête dans le coin d'une rue, c'est là qu'on va habiter, et non pas dans la ferme, ou même la grand-mère ne va que quelques heures par jour. On nous accueille très chaleureusement, je fais la connaissance de la grand-mère, d'une cousine de Malu qui a l'air d'avoir 30 ans, mais dont j'apprendrai que c'est en fait une tante qui en a 47, et d'autres quelques personnes. On va dans un cyber parce que Malu a besoin, et c'est assez folklorique. 4 ordis dans une vieille pièce avec un énorme ventilateur au plafond. Internet marche pas sur le mien. J'appelle, je vais pas me permettre de toucher sa configuration, et puis je suis fatigué, alors je laisse faire le pauvre monsieur et sa machine. Il trouve pas le problème alors il entame une restauration système, et comme ça tarde, il débranche le PC pendant la restauration... Pas le temps de réagir, il l'a fait. Mais bon le PC marche toujours, il s'en va quelques secondes alors je clique sur connecter pour voir, et ça marche. Comme quoi le monsieur n'avait pas commencé par le début. Bref avec Elisa comme on n'a pas fait autant de bus spécialement pour pouvoir profiter des joies du bas-débit, on s'en va nous doucher, et après ça, on est sacrément content ! C'est qu'il fait très chaud et que c'est une chaleur humide... La tante à Malu est gentille comme tout, y a aussi une jeune qui doit être embauchée par la grand-mère. On met nos chaises dans la rue et on s'assoit. Ils disent que c'est la rue principale... beaucoup de motocyclettes, mais très peu de voitures. Et beaucoup de gens assis devant leur maison à profiter du « frais » ! Moi je trouve ça chouette. Y en a pas un qu'a l'air stressé. Ce soir je parle pas beaucoup, faut que je me fasse un peu à cet accent de la Colombie
Le lendemain jeudi, on se lève tôt, on va à la foire à l'artisanat dont j'ai parlé. Petit-déjeuné très copieux, j'ai aucune idée de depuis quand ça ne m'était pas arrivé, mais des mois et des mois ! C'est devenu normal pour moi de petit-déjeuner des oeufs, mais là c'était carrément un repas avec du poulet, du riz... Il me font boire un truc bizarre, je comprendrai plus tard qu'il y a du riz, du lait et d'autres trucs. On va à la foire dans la ville d'à côté en bus. Un piti bus où tu payes en sortant, pas comme à Bogota où les bus ont de ces barrières qui n'en laissent passer qu'un à la fois. La foire n'a rien à voir avec ce que j'imaginais, c'est pas en plein air, c'est pas typique : c'est dans un parc expo climatisé, avec des stands bien ordonnés. La clim' me plaît énormément, et la foire me plaît aussi. Je dis à Malu de prendre tel et tel produit en photo parce que je pense qu'il peut se vendre en France et ça m'amuse. Beaucoup de produits se voient déjà en France, y a du très typique, du typique et du moins typique.
Quelques produits, et Malu qui fait l'intéressante, avec au fond sa maman Carmen-Lucía, la probable future maîtresse de stage de Nicolas mon frère !
On s'est arrêtés pour avoir une caricature (plutôt lamentable la caricature il faut le dire), et alors encore plus qu'à Bogotá, Elisa et moi on a été l'attraction. Cette photo paraît banale, et pourtant une petite foule se forme pour voir ca... Malu explique qu'Elisa chante super bien, alors ils veulent tous qu'elle chante et donc elle chante... après ils veulent que je chante aussi, mais comme j'ai réussi à bien les décevoir, ca va je ne chante pas trop.
On s'amuse comme des petits fous ! Dans l'ordre, Malu, Elisa et David
Je me suis demandé quelques secondes ce que l'armée foutait là mais en fait c'est facile : ils recrutent.
Je n'achète rien pour l'instant, on a au moins deux jours... mais en fait, le midi on laisse la maman à cette foire et on s'en va manger dans la ville. Rien de typique, et on a pas fait grand chose. On a discuté pour savoir si on allait à Carthagène, mais à la fin on savait toujours pas.
Le soir on en parle beaucoup avec la maman a Malu, et c'est pas simple, on est pas venu ici pour repartir à Carthagène au bout d'un jour... et si on va à Carthagène, on n'a pas le temps de voir la ferme de la grand-mère, on n'a pas le temps d'aller à trois heures d'ici voir le village où les artisans font leurs produits, et on rate le concert de cornemuse qu'il y a dans le village le vendredi (bon cette dernière chose je suis le seul à m'en préoccuper...). Tout ça me plairait bien, mais bon Carthagène aussi évidemment... Finalement, on partira à Carthagène le lendemain à 11h. Après cette discussion ça tourne autour de l'entreprise de la maman de Malu, Malu parle beaucoup, c'est bien intéressant, ils voudraient développer tout l'aspect culturel, pour que les gens sachent ce qu'ils achètent, ils voudraient éventuellement que ce soit une coopérative et que les artisans soient bien payés... Mais je me fatigue Malu parle vite, alors je vais m'asseoir dans la rue avec la tante et la jeune et d'autres.
Le lendemain, on se lève moins tôt que prévu, je décide de sauter le petit-déj' pour pouvoir enfin prendre des photos du village avant de partir. Virgelia m'accompagne, on a comme 20 minutes mais elle elle me dit que non, il est trop tard pour le bus de 11h, on prendra celui de midi... moi j'en sais rien mais je veux surtout pas faire rater le bus à tout le monde, j'ai déjà imaginé l'effet que ça peut faire l'autre soir en courant. Alors je la presse, elle est gentille elle s'essouffle un peu en me suivant, mais elle me fait voir le village, et me fait monter tout le haut sur la statue de la vierge qui surplombe le village, c'est super joli.
Une chapelle
L'Eglise
Un super marché
Je crois que Virgelia ne comprend pas l'intérêt de cette photo...
On va voir la vierge ? (petite précision : contrairement aux montagnes de Bogotá, les collines du nord de la Colombie ne font pas partie de la Cordillère des Andes. Voilà vous savez ca de plus maintenant.)
Cienaga de Oro vue d'en haut
Dans ce village, les passant sont d'une couleur tout à fait foncée, dans les tons marrons, contrairement à leurs homologues européens beaucoup plus pâles.
On arrive à 11h pile à la maison, et elle avait raison, on part pas à 11h, mais à 13h avec le prochain bus. Donc je petit-déjeune, et je repars avec Virgelia faire quelques emplettes. Je crois qu'on en a pour 2 minutes, mais en fait on va jusqu'au quartier commerçant, et là encore c'est bien typique. Y a plein de monde, c'est très animé... par-ci par-là (ouf... Jérémie comment ça s'écrit ?) Virgelia et une autre qui nous suit en vélo veut nous présenter, alors on s'arrête deux minutes... Et on va au marché, et alors là c'est trop bien, je vois des fruits et des légumes que je connais pas, encore plus qu'à Bogota, ils vendent les graines de cacao... on continue un peu et encore mieux, il y a un magasin (pour faire simple, parce que c'est un sacré bordel tout ça, avec tous les produits tu sais pas où c'est l'intérieur où c'est l'extérieur ni où sont les murs, capharnaum (Jérémie ?) me semble approprié), bref il y a un magasins avec des produits artisanaux, trop bien ! Trop bien parce qu'ici c'est pas des produits artisanaux destinés aux touristes, vu qu'il n'y a jamais de touristes, c'est des produits dont ce servent les habitants ! Donc comme ma maman m'avait demandé d'acheter quelque chose, c'était l'endroit idéal, j'étais content (et non je dirai pas ce que j'ai acheté c'est un surprise papa maman vous saurez l'année prochaine !). On a continué un peu, Virgelia m'a montré où ils vendent le poisson, et alors moi ça me fait marrer quand ils me chambrent en me disant que les Français ils sont sales ils se lavent pas la preuve ils ont inventé le parfum... en sortant de ce bâtiment où ils vendent le poisson, un mec me propose en rigolant, mais pour de vrai en même temps, de la cocaïne (bon c'était de la blague, mais quand même le mec il voit un blanc il pense narco...) et je prends en photos la rivière avec les cochons qui boivent dedans. On repasse dans ce bazar avec plein de gens et plein de choses, et y en a qui crie « eh dis donc tu l'as chopé où ce mono ? » ! Mono en castillan c'est un singe, et en Colombie ça sert aussi pour désigner les roux ou les blonds. C'est pas péjoratif, mais bon ça me fait toujours marrer... (y en a pas mal qui m'appellent comme ça même si j'ai d'autres surnoms plus fréquents; entre autres, une gamine du quartier pauvre où on va avec Elisa, que je n'ai pas réussi à convaincre de m'appeller Manuel... donc je me fais appeler « singe » par une gamine un peu chipie tous les mercredi). On boit une boisson typique très fraîche avec du riz, du lait et du fruit qu'on veut, moi j'ai essayé le nispero, ça ressemble à une patate mais c'est un fruit, et le zapote, je sais pas comment ca s'écrit, ça ressemble à un avocat mais l'intérieur est rouge. On continue la ballade, elle veut me montrer quelque chose que je ne comprends pas, donc tout d'un coup elle ouvre un portail dans la rue et entre dans la maison de quelqu'un... on dit bonjour, elle va de pièce en pièce dans la maison jusqu'à une dame gentille comme tout qui m'offre de sa spécialité, une patisserie avec de la noix de coco, c'est bon. Elle discute avec moi, elle est gentille, et elle me montre le pourquoi je suis là : pour voir des aras (mais en cage) ! Et par la même occasion un cacatoès, et comme des canards, sauf qu'ils font un cri qu'a rien à voir c'est bizarre. Finalement on rentre à la maison, et peu après on partira pour carthagène.
Une rue commercante, avec une boutique Paris, alors moi je dis Vive la France ! Quelle présence !
Le début du "bazar"
Vous croyez reconnaître des patates, mais ce sont des zapotes, des fruits rouges à l'intérieur. Dans le récipient, ce sont des graines de cacao.
Des graines, des graines et des graines. J'en sais pas plus que vous.
Contrairement aux gaullois, les colombiens ne disent pas que le poisson il est pas frais, et donc ca se passe bien et ils l'achètent.
Une rivière, des cochons.
Des aras et un cacatoès en cage
Pour partir, on n'attendait le taxi qui n'est pas venu. Donc on n'y a été avec des motos, elles grouillent dans le village. Sans casque... C'était marrant, ca m'a rappelé quand mon frère nous conduisait en scooter un peu partout dans notre tendre enfance... Alors Jérémir, moi je suis pas d'accord pour dire que je suis hors concours, mais je veux bien admettre que je suis hors classement. L'Etat colombien n'a pas offert de thermomètre public (ouahou trop con cette expression), mais ma démonstration sur le fait que je n'ai jamais cette gueule de con à Bogotá.
Ca y est les FARC m'ont libéré !
Vous savez déjà que dimanche (24 septembre), j'avais la gueule de bois et j'ai écris. Mais c'est pas tout ! Ça aurait été une pure journée glandouille, mais dans l'aprem Togtoh m'appelle donc j'y vais, il est chez la française, bourré, il se marre, mais la française et un ami à elle beaucoup moins. On descend tous les deux, il m'explique qu'il a cassé la gueule au copain de la française... moi je le crois donc je m'énerve un peu, mais en fait c'est sa façon de faire de l'humour quand il a bu. Je le convainc d'aller se coucher, et la française m'explique que ça s'est mal passé avec son copain à cause d'une connerie, alors que ça fait des années qu'ils sont ensemble (et que Togtoh n'a rien à voir la-dedans, ouf). J'étais triste pour elle. Après les autres ils vont dans un centre commercial et ensuite chez Malu, moi je reste pour écrire et dormir. Je les rejoint après, je vais à pieds chez Malu c'est plein de minutes de marche, mais quand j'arrive ils me disent « ah on aurait dû t'appeler on pensait pas que tu te serais motivé, finalement on va chez nous ». donc on poiraute une demi-heure que Malu et Rodrigo le chilien préparent leurs affaires, ils dorment chez nous parce que le lendemain ils doivent être très tôt à la fac. On revient chez nous dans la soirée, on boit un tout petit peu et on cause beaucoup, et on se couche, mais comme on a mis tous les matelas dans la salle, il faut un certain temps avant que tout le monde arrête de se marrer et de lancer des coussins.
Lundi c'est agréable, on entend les filles se lever à 6h et on peut dormir encore quelques heures. Enfin je suis quand même le mec qui se lève en premier, à 9h30. Je me douche, Togtoh arrive alors je vais acheter des oeufs et il nous fait un super petit-déj'. Vers midi on va au cyber puis inscrire Rodrigo au congrès dont les filles sont des organisatrices, comme ça on les voit travailler tout stressés c'est marrant. Malu nous dit qu'on peut pas faire le tour/visite de Bogota cet aprem', c'est triste. On l'accompagne manger, enfin moi je file pour pouvoir être quelques minutes avec Sammy et puis je vais chercher Togtoh à l'appart pour qu'il vienne manger avec nous. Quand on arrive c'est cool, on fait pas l'énorme queue parce qu'on veut juste deux cocas et qu'ils sont en train de commander, et finalement Sammy a le temps de manger avec nous. L'aprem je glande, mais pas seulement : je lis pour les cours, et je fais mon blog. Et à 19h on va vois un spectacle de danse tradicionnelle offert par le congrès. C'était super super beau. Mais des fois tu te demandes si les danses tradicionnelles auraient autant de succès avec des costumes plus habillés. Non j'exagère y avait ausis des costumes où ils montrait rien du tout. Mais moins quand même. Dans tous les cas ça m'a pas semblé une ambiance purement artistique. Avant le spectacle, ils passent des logos des sponsors bon ça encore normal, mais ensuite le logo c'est « Colombia es pasion », et ils passent un clip qui a dû être fait par cette même agence probablement gouvernementale qui défend l'idée que Colombia est passion. La chanson est imppeccable, elle est belle, elle bouge bien, mélange style moderne et traditionnel, il n'y a pas que des filles à poil et il y a beaucoup de noirs, et les paroles vantent le pays. Déjà là le public commençait à être euphorique. Ensuite l'orchestre qui ensuite jouera pour le spectacle, entame un rythme dynamique et chouette, donc le public est debout avant le début du spectacle, c'est chaude ambiance. Je connais pas la chanson, je sais pas si elle chante la passion, mais à la fin, émane du public « Colombia, Colombia ! » Bon ensuite le spectacle commence. Avec des filles pas très couvertes et des costumes dignes de moulin rouge (le thème reste la tradicion colombienne, mais bon c'est tappe-à-l'oeil avec de l'or t tout et tu commences déjà à te demander si c'est les danses tradicionnelles). Enfin ceux qui me lisent connaissent mon esprit contradictoire... mais il aurait fallu y ajouter de la mauvaise foi pour que je change pas d'avis. Parce que les dansent qui se sont enchaînées paraissaient authentiques. C'était super beau, y en avait des tribales, jusqu'au début du siècle de la bourgeoisie. Y en avait de chaque région, et chaque région est très fière d'elle. Bon comme je suis un mec qu'adore vraiment dire du mal de tout ce qui est situé à droite (la colombie est à droite, la fac est à droite, les étudiants sont à droite, le congrès je peux pas trop dire, mais bon il s'agit pas de faire exploser les batiments des teles privées), je vais juste mettre une petite note négative pour le déroulement de ce spectacle : pendant les danses, on voyaient donc les danseurs sur les écrans géants, mais on voyait aussi le logo de « Colombia es pasion », clignoter à la façon d'un coeur qui bat (le logo est un espèce de coeur) ! Entre deux danses, un chanteur chante la Colombie, et le public suit très bien, c'est beau. Le spectacle s'est fini sur une spéciale dédicace à ce beau pays, mais pas aussi allumé que ce qu'à pu voir Pauline. Juste encore un dernier petit chant pour le Colombie. Et le public est convié à danser sur la scène (qui est quand même très grande), alors c'est la folie y a plus de la moitié du public qui descend et c'est la fête ! Après le spectacle il est déjà tard,
Voilà. Ce mercredi 27 septembre est le début de la fin. J'écris ça, puis me dis que je continuerai plus tard. Et là, on est le 7 novembre et je m'y remets ! En fait je suppose que vous êtes bien content, la flemme a eu raison de moi, je vais arrêter de vous raconter toutes mes journées, et de mettre autant de détails. Je crois que je vais juste mettre quelques bons moments de ces semaines passées pour me rappeler aussi, et puis que je vais faire comme tout le monde : je vais me mettre aux articles thématiques ! Bon c'est un projet... Pour l'instant, quelques événements dont je veux me souvenir pour pouvoir les raconter à mes petits-enfants :
Alors déjà ce lundi que vous venez de lire était celui de ma semaine de vacances. Une semaine où je n'ai strictement rien glandé au niveau boulot, bien que l'objectif était de rattraper le retard accumulé, (je viens de regarder dans le dico pour savoir combien il y a de « p » à rattraper ! C'est d'un triste ! C'est l'effet de l'espagnol, où les consonnes se doublent très rarement, et seulement quand ça s'entend... Putain manu t'as dit que t'arrêtais les détails inintéressants), et une semaine où on n'a pas voyagé contrairement à ce qui était prévu. Pourquoi, parce que c'était la semaine du Congrès de Communication latino-américain dans la fac; et Elisa, Malu et Sammy étaient organisatrices. Donc j'ai déjà profité du spectacle, mais aussi, on est sortis jusqu'à pas d'heure tous les soirs de la semaine (sauf un où soirée à l'appart),
Alors ici vous pouvez voir Aldo, et Rodrigo, un pote Chilien`de Malu venu pour le congrès.
et en général, la saveur de l'aguardiente ne se dissipait pas avant la fin de l'après-midi du lendemain. Ce furent toutes de très bonnes soirées, dans des boîtes ou des bars, mais pas forcément avec du reggae-tone (musique pourrie), souvent c'était de la salsa, merengue, vallenato (ce que je préfère au niveau musical). Ce qui fait de cette semaine celle où j'ai le plus dansé dans ma vie ! Bon attention, ce n'étaient que quelques minutes pas jours... D'ailleurs Julia, je peux te confirmer qu'en rentrant en France, je NE saurai TOUJOURS PAS danser. Et la dernière soirée, entre nous chez Malu, super chouette, j'ai même redansé ! On a dormi chez elle et le lendemain on s'est même levés pour aller petit-déjeuner, moi un tamal, c'est super bon, et un chocolat chaud dans lequel ils jettent des bouts de fromage ! Les cons ! Je sais pas comment ça se marierait avec du fromage français, mais le fromage colombien est célibataire à vie, il te pourrirait n'importe quel couple ! Voyez comme vous avez de la chance, je l'aurai fait dans la lancée ça aurait été au moins 5 pages !
Chez Malu
On a été invités à la communion de Alexandra, la petite soeur de Sammy (le 8 octobre)! Juste ses 4 potes étrangers qui se retrouvent mélangés à la famille... C'était bien sympa ma fois, on a connu la famille de Sammy, et on a assisté à une communion à la colombienne. Enfin on a pas été à la messe à 7h du mat'... Je crois que seule la famille proche va à la messe, et ensuite toute la famille ne vient pas à midi mais en fin d'aprem' ! Histoire de manger, de trinquer puis de faire la fête... On a mangé de la lechona, c'est divin. Y a du riz du porc, et même avec la peau de porc (très bon), et des trucs en plus et c'est vraiment délicieux. Donc après ça danse, mais pas énormément, Sammy me dit que de l'autre côté de la famille, celle qui n'est pas bogotaine, ça bouge plus. Alexandra n'a pas une aube, mais une robe digne d'un mariage ! Ah et j'ai appris aujourd'hui 7 novembre qu'il n'y a qu'une seule communion ici, éventuellement ils y feraient ce que nous on fait en deux fois (au niveau de l’évolution de ton rapport avec dieu et tout ca).
Il y a aussi eu un méga festival à Bogota. Je ne connaissais personne, je voulais aller découvrir, mais finalement je n'y suis allé que le troisième et dernier jour. Pour voir le seul groupe que je connaissais : Manu Chao et Radio Bemba ! C'était super bien. On était arrivés dans l'aprem, pas spécialement pour voir les autres groupes, mais parce qu'il y avait beaucoup de monde, 100 000 personnes. Le truc, c'est que quand on est arrivés, elles y étaient déjà. Alors on est arrivés 5 heures avant pour pas grand chose. Mais la musique était bien, j'ai retenu aucun nom mais il y a avait des bons trucs de toute l'Amérique latine. Je retiendrai que c'était chouette, que c'était vraiment une foule dense, à telle point que pour la première fois j'avais comme une tension à l'intérieur de moi, de ressentir le danger potentiel que c'est une foule de 100 000 personnes (comme dirait Julia, je le redis au cas où vous croyiez que je m'étais planté d'un 0); je retiendrai aussi la sécurité impressionnante et exagérée (ils t'enlèvent ta ceinture, ta barette dans les cheveux, de plastique, s'entend), et les petits commerçants. Les petits commerçants sont des gens motivés qui pendant le concert, c'est-à-dire pendant des heures, se promènent dans une foule bien dense avec leur matos, pour vendre chips, eau, aguardiente et même... on a entendu un mec crier « bareto, bareto ! ». Je peux pas vous dire dans tout ça ce qu'on a acheté, parce que mes parents apprendraient que je suis un de ces drogués qui gangrainent la France. Enfin bref, avec l'aguardiente et le pet' en plus de l'ambiance, c'était super chouette. Et Manu Chao, le must. Je connaissais pas beaucoup les morceaux de l'album de radio bemba, elles étaient chouettes mais le mieux c'était Clandestino et Desaparecido... J'vous raconte pas !
J'ai aussi vu un concert des Aterciopelados, le groupe phare colombien (après Shakira évidemment ! Mais c'est à peine le même style), c'était super bien, ils ont même chanté quelques chansons super jolies que j'avais déjà entendues dans la bouche d'Elisa ou d'Andrea. Et aussi, quelques unes avec des instruments traditionnels, mais bon pas beaucoup. En fait, ici la musique qui plaît c'est du rock latino, mais ça ressemble énormément à du rock normal finalement. La différence, c'est que dans les bars des fois les gens dansent pour de vrai, et donc sur de la vraie musique (salsa, merengue et vallenato). Ils ont rien du style de notre chanson française, mais Shakira est la fierté nationale. Pour ceux qui ne connaissent pas très bien Shakira, en fait il serait un peu abusif de la comparer à Britney, parce qu'avant d'être devenue commerciale (avant qu'elle porte des tenues légères, qui ont fait que les medias mondiaux l'ont découverte), elle faisait pas du tout la même chose, plutôt des clips beaucoup moins tappe-à-l'oeil; elle compose ses chansons depuis toujours, elle joue de plusieurs instruments... Ca a été un vrai combat pour moi d'accepter tout ça, et je n'écoute toujours pas sa musique, mais j'ai dû admettre que si, c'est une artiste ! Fou non ? Enfin vous saviez peut-être déjà tout ça...
Il y a aussi eu l’anniversaire d’Aldo le 19 octobre… Mariela était partie à Cali à un congrès de politique cette semaine là, mais avec Elisa on a bien fait les choses. On l’a réveillé super tôt pour lui offrir un slip dédicacé, on lui a souhaité plein de succès dans la vie (avec un sac plastique du supermarché Éxito), on lui a offert une tirelire en cochon et une veste. Et puis je lui avais fait un brownie ! Avec de la malice (produit typiquement colombien) dedans, mais on lui a pas dit. Et le soir on avait invité en cachette quelques-uns de ses potes de la fac, Sammy, Malu, David, les voisins... c’était chouette il était content ! Il y avait plein de ballons de baudruche, un gâteau d’anniversaire, Aldo avait un chapeau pointu… un vrai goûter d’anniversaire ! Enfin ca s’est fini vachement plus tard qu’un gouter, parce que nos parents à tous les 4 ils sont pas là pour nous surveiller hi hi hi ! Aldo a donc désormais 23 ans. C'est bête, j'ai toujours pas les photos.
Le truc le plus important est sans doute celui-ci : depuis le 11 octobre je crois, mon quotidien a changé, parce que Togtoh a enfin pu décoller ! Quelques jours plus tard il m'a écrit une ligne pour me dire qu'il était déjà arrivé en Mongolie. J'étais fier, j'avais pas passé ces dizaines d'heures ni négocié avec les autorités colombiennes pour rien !
Togtoh prêt pour le départ...
En fait, j'ai rien de plus à ajouter sur ce mois, ou éventuellement ça viendra dans les articles thématiques. Parce que même une bonne soirée, c'est pas forcément intéressant à raconter... Disons que ça été un mois où je me suis ancré dans mon quotidien, où on a pas fait de tourisme, ni même à Bogota, je n’ai pas non plus fait de nouvelles rencontres, on restait souvent entre nous les colocs. Bref plein de bons moments mais pas beaucoup de typique ! Enfin le tout reste dans une ambiance légèrement Erasmus du fait de mes colocs, mais surtout colombienne, au niveau des sorties, en sachant que le culture de Bogota ce rapproche beaucoup plus de la notre que ce que je croyais, plus que le reste de la Colombie il me semble.
25 septembre 2006
Qulques photos de mes nouveaux amis...
Je vais pas faire une dissertation pour vous décrire chacun de mes copains, mais voilà quelques photos de gens que je cite tout le temps, histoire que vous soyez toujours perdus, mais un peu mois.
Elisa à gauche et Mariela à droite, mes deux colocs mexicaines
Aldo mon coloc chilen, et Sammy ma copine
Aldo et la cuisine chilienne
Togtoh, le mongol paré pour le grand départ
Maritza, la copine d'Alejo, un des proprios de l'Arcangel
A gauche c'est Andrea, la copine d'Alex, du bar aussi
Alejo...
à côté d'Andrea, c'est son copain Alex
celui que vous voyez le mieux, c'est Diego, le troisième proprio du bar
encore eux, pour leur faire plaisir et parce que (sur cette photo s'entend) ils ont une tête de... bon l'histoire c'est que Aldo essaie de paraître gentil, et Elisa méchante (pour dire les choses sans les dires ;-)
Boris, un super pote à Sammy
parce aue je veux pas que Saamy se voit seulement avec Aldo sur ce blog (ouais chuis possessif, jaloux et macho je m'adapte)
Last but not least, David et Malu !
Vous avez peut-être remarqué, ces gens ne sont pas de ma fac, il y a mes colocs, ceux du bar et les autres sont de communication et langues, je les ai connus à Cali. Je n'ai rien contre me faire de bons potes en sciences-politique, mais il se trouve que dans ma fac pour l'instant, c'est surtout des connaissances, que je ne vois quasiment pas en dehors des cours. Le truc chouette, c'est que ces amis que vous voyez sont vraiment très chouettes ! On passe beaucoup de temps ensemble, toujours du bon.
Samedi j'ai un cours ! À 9h15 ! J'y vais avec Mariela, elle suit cette matière aussi. Le cours est relativement intéressant. Après je vais sur internet, et j'appelle ma soeur, mon papa et ma maman, et je suis content. Et je reviens à l'appart, et y a plein de monde, une copine à Mariela d'enfoques, je causerai un peu avec elle elle est sympa elle s'appelle Marisol je lui dit que mon cousin... et y a les nouveaux proprios, ils ont amené une méga télé (avec un méga carton qu'on laisse près de l'entrée et dans lequel Aldo se cachera pour nous faire peur quand on rentre...) et un micro-ondes, c'est chouette. Je cause avec Togtoh devant l'immeuble en fumant une clope, et les filles arrivent chargées de courses pour le midi. Le temps de causer, cuisiner, manger, faire la vaisselle, ça nous prend l'après-midi, surtout que les proprios reviennent pour arranger une porte et installer la machine à laver (quoi papa j'en suis capable mais il manquait des rondelles de caoutchouc). On mange tous les 4, Aldo, Elisa, Sammy et moi, et en sortant de table on cause, mais à un moment les filles nous envoie méchamment dans nos chambres et on comprend pas pourquoi, alors on y va et on reste comme des cons, moi je commence à lire le mail de fabrice... en fait avec Aldo on est deux bouseux, on avait pas vu qu'elles avaient accroché un truc à notre mur... avec des mots tout gentils, parce qu'aujourd'hui en Colombie, c'est le jour de l'amour et de l'amitié... c'était bien marrant. Après y a Malu qui vient, et on glande tous jusqu'à la fin de l'aprèm. Alors on va enfin faire les courses vers 19h, moi je m'éclate à patienter pour avoir le ticket de caisse de l'autre jour, parce que la caissière s'était plantée et ça nous arrangeait pas du tout pour faire nos comptes. On rentre à l'appart, moi et Togtoh à pieds parce qu'un taxi c'est petit. On range un peu, mais j'accompagne Sammy à prendre son bus, et ensuite j'accompagne Malu rejoindre David qui joue dans un bar. Ensuite le temps que les filles soient prêtes, j'ai pas mal le temps de glander, je cause avec Togtoh. Et on s'en va en taxi dans la candelaria le quartier historique et populaire genre Arnaud Bernard, mais on se retrouve dans une boîte tout à fait ce qui se trouve en France avec techno-electro-pop-house, et comme c'est pas trop du goût de Mariela (c'est son anniversaire depuis minuit !) on s'en va dans le bar où on avait été avec Boris (le seul noir de mes photos), et on y passe une bonne soirée. J'y rebois un vin chaud c'est rebon. On rentre vers 2h30 je crois, et on finit la soirée à l'appart. Enfin moi je tarde pas à me coucher.
Le dimanche, on se lève pas tôt, et c'est ce qu'on appelle une journée glande ! Je lis le mail de fabrice, à 2h je me décide à cuisiner, je leur fais des bonnes pâtes avec pleins de trucs dedans : des lardons, de la crème fraîche, des oeufs, du parmesan... on appelle Malu pour manger parce qu'elle arrive pas, mais en fait Elisa avait mal compris, elle mange pas là. Donc on est que 5, et on a tous l'impression que j'ai cuisiné pour 10. mais tout y passe alors je suis content ! Après reglandouille, en début de soirée Malu arrive, et on fait le jeu des amis secrets, depuis jeudi soir on sait que chacun doit s'offrir un cadeau, on avait prévu de le faire samedi, et du coup Togtoh a plus de cadeau, il a mangé les chocolats, il a trop honte de lui mais c'est marrant... chacun son tour on fait deviner à qui on offre, et puis on offre. Mariela offre à David qui est pas là, Elisa offre des chocolats à Mariela, moi j'offre un espèce de jouet-tampon Bob l'éponge, et alors après Malu elle sort le grand jeu : elle m'offre un carnet personnalisé ! Faudra que je le mette en photo celui-là ! Il est trop bien, la couverture c'est une caricature de moi avec un dessin de vache, et il y a marqué « Little Fraçois in Colombia » (un de mes surnoms), après elle m'a écrit une lettre et à la fin y a un espace pour les contacts colombiens. Trop bien le truc ! Si elle est arrivée si tard c'est parce qu'elle a eu des problèmes pour le faire... vous pouvez même pas vous imaginer comment je me sentais con avec mon Bob l'éponge ! Mais en même temps c'est bien le genre à Malu de vouloir te gêner en t'offrant un super cadeau...
Après Aldo offre des chocolats à Togtoh, et lui aussitôt il l'offre à Elisa vu qu'il a bouffé les siens. Ça nous fait bien marrer, et Elisa refuse. Après on parle de ce qu'on fait le deuxième week end de la semaine de vacances, on ira sans doute dans une petite ville coloniale où on peut camper. Plus tard Sammy m'appelle, vu qu'on s'est pas vus aujourd'hui... c'est trop bien maintenant je peux avoir toute une conversation par téléphone ! Bon je préfère quand même avoir Sammy en face. Ils se foutent tous de ma gueule quand je lui dis au revoir parce que je lui dis « Buenas noches » et apparemment c'est trop nul. Bon je vais pas faire le listing de tout mais y a des trucs qui me perturbent un peu dans la mentalité des colombiens, notamment avec Sammy, faut s'adapter... mais c'est marrant en même temps.
Le lundi, c'est une journée boulot. Déjà, une grande victoire : quelques jours avant sur MSN j'avais réussi à parler avec Diana qui m'avait dit où a lieu le cours (la semaine dernière j'avais pas trouvé le salon, il a l'air de changer toutes les semaines). Donc je vais en anthropologie culturelle, ça faisait plus d'un mois que ça m'était pas arrivé ! Pas plus productif que dans le cours d'introduction le prof, on passe 2h à bavarder sur le partiel qu'il y a à faire pour la rentrée. Ça m'a l'air tout à fait à ma portée, mais bon même si le partiel à l'air un peu déconnecté des lectures, va quand même falloir que je les lise, et ça fait beaucoup depuis le début de l'année. En sortant de classe je cause un peu avec Diana, mais bon pour l'instant en tout cas on est pas potes potes. Après je bosse jusqu'en fin d'après-midi, et je bosse bien, vu que je suis à la bourre en approches politiques. Y avait un gros travail à rendre pour le mardi d'avant, j'ai rien rendu mais ils me disent rien en même temps... en fin d'aprèm Mariela est toujours pas là donc pas moyen de dégôter les lectures pour le lendemain... tant pis, je vais sur internet avec togtoh, jusqu'à 9h30, et après je voulais rentrer pour bosser, mais j'ai pas pu : j'ai rencontré la première française depuis le début ! Togtoh m'en avait déjà parlé, elle habite tout près de notre ancienne résidence, tout près du cyber où on était, tout près du bar d'Alejo. Du coup, on se retrouve tous dans la rue, et on va prendre une bière : Togtoh, la française Catherine, un collègue à elle, un pote à elle, Alejo, Diego (un autre des proprios du bar), puis Maritza (la copine à Alejo) et son frère. C'est chouette, on cause bien, ça me fait super bizarre de parler français ! Enfin on parle surtout en espagnol par respect pour les autres. Catherine est parisienne, elle dit qu'elle est prétentieuse en rigolant… c’est vrai que l’intonation des parisiens est différente, mais on s’y fait vite et finalement elle est gentille comme tout. Son collègue (colombien) a l'air super sympa. Elle travaille dans les ressources humaines et donne des cours de français (donc je vais lui prêter les invasions barbares en français), lui est ingénieur en pétrochimie et va bosser en Hollande la semaine prochaine. C'est une des personnes que Togtoh a massé, et elle me dit que le lendemain elle a douillé !... on reste jusqu'à minuit, on cause bien tous (bon Togtoh un peu moins comme toujours... moi je crois que je parle presque autant maintenant !). bon ils ont réessayé de me raconter des blagues mais toujours pas... ils font des blagues sur les différences d'accent en Colombie aussi... quand on rentre, ils sont tous couchés alors on se couche aussi.
Mardi, je voulais me lever à 6h, c'était une bonne volonté, donc Kant aura dit que c'est bien. Mais je me lève à 8h50, et je suis à 9h15 en cours. Donc j'ai pas lu les trucs qu'il fallait lire... et j'ai beaucoup de mal à me concentrer sur ce que dit le prof. Mais à la fin du cours ils rendent les partiels, et c'est trop bien, parce que j'ai 4/5, et c'est une très bonne note ! Après je bosse, mais pas très longtemps... après manger, on va fumer devant l'immeuble, et y a un pote à Elisa qui passe, il s'arrête causer avec nous jusqu'à ce que j'aille au cours de pensée sociale de l'Eglise... on l'invite à venir avec nous le week end des vacances, il a l'air partant et en plus il a une tente... il a l'air vraiment sympa. Il va en France l'été prochain, si ça se trouve y aura moyen qu'il me prenne des affaires, voire même que je lui refourgue mon billet (j'aurai peut-être envie de rentrer d'ailleurs que Bogota, Mexico par exemple). Donc j'ai pas pu lire non plus la lecture sur Kant de la semaine dernière, et j'avais pas trouvé la lecture pour cette semaine à la Octava
Mercredi... mais qu'ai-je donc fait mercredi ? J'avais pas cours... Ah ça y est. J'ai été au Das avec Togtoh, on voulais se lever à 6h, enfin je voulais nous lever à 6h, mais encore une fois, on a eu un problème de réveil. Donc on arrive au DAS vers 10h30, ça craint parce que chaque fois que j'y ai été, ça a été une question d'heures pour en ressortir. On y va d'abord pour Togtoh, il lui faut des papiers pour aller à Cuba, c'est marrant parce que la sécurité du DAS c'est pas des rigolos, mais Togtoh il déconne avec. Il me raconte que la dernière fois qu'il est venu, il se faisait fouiller par un mec qui était donc penché sur lui, et lui il a fait genre le chinois pas content qui s'apprête à lui casser la gueule en faisant des petits cris aigus (mais si vous savez comme dans les films où les chinois super forts ils essaient d'impressionner l'adversaire avec des petits cris lamentables... au fait, Julia, c'est vrai qu'en Chine... ?), le vigile il a eu peur il était impressionné et tout, alors Togtoh il lui dit rassurant « Yo pallazo yo pallazo » (moi clown moi clown). Donc pour Togtoh on fait pas la file d'attente, il le connaissent et savent qui il doit voir. Ils sont déçus Togtoh il a plus sa crête. Mais le madame elle est pas là, faudra repasser. Donc a mon tour, je fais la queue et je me dis merde quand même manu ils t'avaient dit de revenir une semaine après et ça fait un mois... mais ça s'est très bien passé, j'ai attendu 2 minutes, et en échange d'une signature ils m'ont donné une « cedula de extranjeria » (littéralement, document d'étrangeté, comprenez carte de séjour). Elle est belle j'vous raconte pas. En plus elle me donne le droit de rester jusqu'à fin juillet (c'est ici l'occasion d'expliquer à ma famille l'état actuel de mes projets. Mais je dois faire un préambule : nico je suis devin je sais déjà que tu peux pas venir cet hiver ; n'en veux pas à maman je suis tellement fort pour lui tirer les vers du nez (parenthèse dans la parenthèse : j'adore les expressions françaises, papa merci de m'avoir appris « quand on a faim on mangerait ... », ça leur a vachement plu !). donc nico, je me rappelle plus si t'as un stage cet été, mais en tout cas j'ai pas l'intention de rentrer le lendemain des cours, je cherche même activement au moins une personne, pour pas être tout seul à prendre un mois pour aller au Mexique en prenant le temps de découvrir l'Amérique centrale, y a éventuellement Malu qui serait intéressée, et j'en ai pas encore parlé à Pauline. Ça te dirait ? En sachant qu'avant ça on pourrait aussi faire un peu la Colombie
Le jeudi je vais en cours à 7h, mais le prof pas. Donc je me mets à lire les lectures pour l'aprèm. Je veux faire une petite pause en allant dans un cyber, j'en profite pour imprimer des trucs d'anthropologie mais ils ont tellement de mal que je reste 46 minutes. Ça faisait longtemps que j'avais pas été énervé. À 13h en cours, y pas quizz parce qu'il prend du retard à nous expliquer un méga boulot qu'on aura à faire d'ici la fin du semestre, genre une étude bien sérieuse d'un livre classique de la science politique. Avec Togtoh et Aldo on mange ce qu'à préparé Togoth, c'est bien bon ma foi (il est revenu du DAS où il était retourné ce matin, et ça y est il a ses papiers). Et je suis en vacances ! Enfin il reste un congrès de 13h à 19h de science politique demain, je vais y aller parce que notre présence équivaut à 2 5/5 en quizz. Mais donc je glande un peu, je cause avec Togtoh, c'est marrant. Ça commence à tourner autour de « on est deux vieux copains qui vont plus se voir » mais bon je vous ai dit hier (enfin dans le dernier paragraphe ça fait 5 minutes) qu'on va sans doute se revoir. Il me dit qu'il a remarqué que souvent quand je marche je regarde derrière, et son interprétation c'est que quand j'étais petit et que j'allais à l'école, souvent je marchais vers l'école en regardant ma maman parce qu'elle me disait quelque chose. C'est-y-pas mignon ? Je veux écrire à pauline mais il me manque son dernier mail de notre correspondance, donc je peux pas, donc avec Togoth on va boire une bière. On retrouve Diego, un des proprios du bar, celui qui a fait la route. On parle politique, il m'explique qu'il n'aime pas la situation actuelle avec le Vénézuela (bon déjà il me ressort la classique, que Chavez est populiste, alors que Bush a dépensé des millions de dollars à adapter son discours à la demande), et là-dessus ça me paraît sensé, parce que l'objectif des Etats-Unis ça va être de monter la Colombie
Donc vendredi je veux pas quitter mon nouveau lit, je me lève à 11h. Je glande, avec Togtoh on va se ballader, et dans un cyber pour voir si y a pas hospitalityclub à Cuba, et on revient à 14h30 pour manger. C'est du poulet avec des pâtes et de la vraie tomate, et c'est vraiment super bon, je féliciterai Elisa, manque de pot c'est Mariela qui a cuisiné. Après ça, j'ai deux heures et demi de retard au congrès. Mais il faut que j'étende une tournée, j'en ai fait la moitié quand Malu arrive pour nous présenter son pote chilien qui vient d'arriver, et comme je suis tout seul avec Togtoh, et que ça me fait plaisir de les voir, ben je m'interrompt une demi-heure. Entre temps, Elisa arrive et m'explique que le rinçage de la tournée a pas été fait, donc le linge direction re la machine à laver. Et comme j'ai 3 heures de retard à un congrès qui dure 6 heures, je ne peux désormais obtenir qu'un seul 5/5, ça vaut donc deux fois moins le coup, sans compter que cette matière c'est la seule qui m'inquiète pas (au partiel je suis dans la meilleure moitié de la classe), donc j'accepte l'invitation d'Elisa à l'accompagner au quartier (pauvre, à faire du soutien scolaire). On y retrouve la même que la dernière fois, qui doit faire un truc sur l'histoire colombienne, sauf que la prof a juste donné une photocopie de deux pages d'un livre, avec des questions sur tout un chapitre et le résumé du chapitre, mais pas le chapitre. Bref pas du sérieux. À un moment y a une soeur qui passe (enfin ça je le saurai après, elle ont pas l'accoutrement), elle cause mal avec Elisa, Elisa lui demande, elle dit qu'elle est française. Ben ça alors, moi aussi ! Oui alors je sais vous trouvez pas ça exaltant, mais rendez-vous compte, c'est la deuxième française avec qui je parle depuis deux mois ! On cause 5 minutes, elle est arrivée il y a trois semaines, avait suivi des cours depuis février, et se galère bien en espagnol. Mais c'est marrant parce qu'elle a pas du tout honte, même parfois, elle a l'impression qu'elle se fait comprendre. Quand une gamine de 5 ans porte sa soeur de 2 pour lui faire descendre un escalier, évidemment ça l'inquiète, alors elle dit atencion (atènecione), mais bien vite ça se transforme en la contraction française tention ! (alors que de toute façon, on dit cuidado). Enfin c'est marrant. Par contre pour le niveau qu'elle a j'ai l'impression qu'elle comprend super bien. Faudrait voir la pédagogie employée par les bonnes soeurs. Après on va dans la maison d'une gamine avec qui Elisa avait rendez-vous : la gamine était partie parce qu'on était très en retard. C'est une maison faite maison, minuscule, disons 30m², mais bon c'est pas un appart de 30m², c'est une maison ! Elle est bien remplie, propre à l'intérieur et on croirait pas vu de l'extérieur. La gamine de 7 elle parle comme une adulte, impressionnant. Elle s'excuse en nous présentant sa maison, à la manière d'une femme pauvre (« j'ai honte... »). les parents sont pas là, la grand-mère nous rejoint avec la cousine de cette gamine. Elle est elle aussi très gênée, tu m'étonnes, une mexicaine et un français qui sont venus là en avion, c'est pas le même monde. Mais elle a le sens pratique, et malgré l'inconfort de la situation, elle nous demande si on peux pas aider la gamine à apprendre les divisions, parce qu'elle prend du retard et elle pourrait repiquer, et ses parents (c'est-à-dire sa fille) sont du genre à lui taper dessus quand elle comprend pas, et de toute façon ils travaillent. Je dis que je vais essayer. Les gamines sont mignonnes comme tout et super intelligentes. Enfin scolairement ça dépend les quels, mais question pratique... cette gamine de 7 ans s'occupe tout le temps de sa petite soeur ; en allant dans cette maison on est passé devant un maison (j'ai l'impression que vous vous imaginez un quartier pauvre avec des rues. Non. Des chemins de terre d'un mètre de large, qui donne sur l'herbe qui envahit tout, et des épaves de barrières qui parfois se voient encore), où y avait une gamine que connaissait Elisa, une gamine de 6 ans qui en fait 4, et qui est toute seule dans la maison avec ses petits frères et soeurs ; mais ils sont très aimables. En partant, personne savait trop si fallait se faire la bise... Elisa commence, alors moi aussi, et la cousine de la gamine chez qui ont est elle se lasse pas impressionner par l'étrange situation, des riches qui donnes quelques minutes de leurs temps à des pauvres, qui plus est des étrangers dont un qui est blond, elle tend la joue et me dit à la prochaine. J'essaierai de prendre le temps de faire un article là-dessus. Après avec Elisa on rentre pas directement, on va sur internet, et je passe à l'Arcangel (le bar) pour dire que oui on fait quelque chose pour Togtoh le lendemain. Ce soir c'est Alex et Andrea qui bossent, je reste au comptoir et je prends une bière. Je parle pas mal avec Andrea, elle est vraiment sympa et a l'air super cultivée. Ensuite avec Maritza (copine d'Alejo, le troisième proprio du bar, celui de la côte, qui m'a fait du riz à la noix de coco) et une copine à elle, qui viendra demain chez nous. Elisa me rejoint, prend une bière mais je la presse un peu, parce que j'ai appelé et Sammy attend à l'appart avec Togtoh, et une fille qui bosse à la fac et qui prend le bus avec elle. Elles mangent avec nous, Togtoh a cuisiné une super soupe (quand je dis soupe, ici y a toujours des morceaux de trucs dedans, en l'occurrence du poulet, des tomates) avec une coupelle de riz à côté. Mais tellement épicé que Aldo et Sammy pourront pas. Ça me dérange pas je mange plus... je leur ai proposé de payer plus vu ce que je mange mais ils veulent pas. Après Sammy s'en va, et David, Malu et son pote chilien arrivent, et donc tous les 8 (quelqu'un suit ?) on va faire la fête dans un quartier branché trop cool trop in... d'abord on mange pour pas cher, après le chilien veut aller au Hard rock café, mais il est fermé donc on part à la recherche d'un autre bar. Togtoh est tout foufou c'est marrant... y a un gamin qui nous demande des sous, il le casse calmement « non, non, tes parents eux vont te donner à manger, et puis regarde tes habits, ils sont tout beaux, t'as de quoi manger avec ça ! » On se retrouve dans un pub où il y a des bières du monde entier, c'est pas mal, mais comme disent mes potes du bar, c'est pas très typique. On tombe tous de fatigue à 1h du mat'.
Samedi je me lève encore tard... la journée commence en glandouille, je petit-déjeune, j'écris pas mal, à 16h avec Togtoh on décide de se faire un chinois (un resto...), donc on y va, à pied, c'est loin mais on aime bien marcher. Togtoh m'explique que c'est de la vraie cuisine chinoise, je veux bien le croire, le poisson était pas frais (oh julia si on peut plus rigoler). Non sérieusement c'était pas tout ces nems et machins trucs qu'on voit partout, mais plutôt des pâtes ou du riz avec des légumes, et des fruits de la mer. Et c'était très bon même si le poisson était pas très frais. Après, pas le temps d'aller à l'appart, faut aller faire des courses pour ce soir avec Andrea et Alex. Comme on a un peu d'avance, je passe sur internet et on prend une bière. Le problème c'est qu'un vieux colombien qui connaît vaguement Togtoh et qui donne l'impression d'être bourré depuis le début de la journée, nous offre une bière chacun alors qu'on en a déjà une pleine dans la main. Du coup on est en retard. Mais bon c'est de l'informel tout ça on a pas rendez-vous avec le banquier. On achète des spaghetti de la viande hâchée du parmesan de la bière et de l'aguardiente (comme dirait pauline, de la pédagogie, on répète : boisson typiquement colombienne qui se rapproche vaguement du pastis, sauf que ça se boit toujours pur, et que c'est bon), et on va cuisiner. Les autres arrivent quand on est en train de fumer devant, ils ont tous une bière dans la main et ils sont sympas ils nous en donnent un peu (on a fini la notre). On rentre, et on fait la fête. Enfin en début de soirée je les lâche un peu parce que d'abord sont arrivées Elisa et Sammy, mais elles vont dans la chambre parce que Sammy elle a mal à la tête, ce matin elle a été aux urgences, c'est héréditaire elle a eu une migraine pas rigolote du tout qui te fait vomir et te tortiller tellement t'as mal (sympa non ?). et aussi, parce que j'ai la formidable surprise de recevoir un appel sur mon portable ! Mais non j'déconne, j'ai déjà pleins d'amis qui m'appellent (je vais bientôt passer à la deuxième main pou compter les appels que j'ai reçus !). en vrai, la surprise c'est que dans mon téléphone ça parlait français ! Et c'était mon frère ! N'est-ce pas formidable ? Bon la seule chose que j'ai comprise d'une façon certaine, c'est qu'il était complètement bourré (vous saviez pas papa maman ? Et ben si, samedi 23 septembre nico il était encore bourré ! Dieu que c'est bon de faire son boulet à 9000 km
18 septembre 2006
Alors aujourd'hui mercredi 6 je me suis levé à 8h30. J'ai pas trop compris comment ce fût possible, mais j'ai pas bossé avant 10h30, et seulement jusqu'à 11h parce qu'après j'ai parlé trois quarts d'heure avec Togtoh, il a remarqué que j'avais la tête de quelqu'un de fatigué, et d'après lui c'est avant tout parce que je mange mal, et là-dessus il a raison (mais t'inquiètes pas maman vendredi on va faire plein de courses et que des bonnes choses), et aussi parce que j'écouterais trop les gens. Il me conseille très tranquillement la technique du « fais semblant d'écouter les autres mais relaxe toi ». moi je crois surtout que le problème c'est qu'ils me parlent tous en espagnol... après je le laisse pour Elisa et Sammy, et une copine à elle qu'on trouvera dans la rue, avec qui on va m'acheter un portable ! Donc dans la bonne humeur, je dis au revoir à ce formidable mois et demi de liberté pendant lequel je n'avais ni portable ni heure. Après on mange, Elisa retrouve par hasard, dans le resto, un New-Yorkais en échange dans notre fac, alors on mange avec lui. Et puis je fais un peu mon blog et puis à l'appart on discute avec Sammy, et puis c'est pas que ça m'enchante (je voulais bosser...), mais j'accompagne Elisa acheter un livre dans une librairie bien loin d'ici. Au retour dans le bus je dors j'vous raconte pas ! En revenant je bosse un tout petit peu, mais faut qu'on aille porter une tournée de linge à la laverie (ici ils te font tout mais du coup faut repasser, arf arf arf, le lendemain et ça coûte plus cher qu'en France), et puis je vais manger avec Togtoh une bonne pizza, et on va boire une bière, et quand je reviens j'ai rien foutu de ma journée et pourtant il est déjà 22h.
Ce matin jeudi, je me lève à la bourre mais j'arrive à être à l'heure en cours d'éthqiue et politique. Pour la deuxième fois j'ai pas pu lire le texte, et ça parle toujours de Kant. Et pour la prochaine fois y a un gros travail à faire sur un troisième texte de Kant, j'ai donc trois chapitres de Kant à lire, trop chouette... après le cours je bois un café avec Ana Maria, une des filles de l'intégration, et William. Et puis je vais bosser. J'arrive à lire les deux textes pour le quizz de l'aprèm, et même à avancer un peu pour un gros travail que je dois rendre mardi ! En cours le quizz je crois que j'ai pas trop réussi, mais ça reste à voir. Le cours est chouette, le prof c'est vraiment de la folie comment il est intelligent et intéressant. À la fin ils rendent un quizz, j'ai eu 5/5 ! et mardi, je ferai le partiel normalement, et si je manque de temps je le dirai au prof... après je mets des photos sur le blog, et je vais manger. C'est la première fois que je mange tout seul depuis que je suis arrivé ! C'est parce qu'ils sont tous en cours. Je bosse une petite heure, et puis Sammy me rejoint avec une copine à elle. Je l'aide un peu en français, et on glande à écouter de la musique française. Sa copine Paula elle est carrément fan ! Entre autres de tryo, la rukétanou, les innocents, gypsy caravan, Amélie Poulain... quand elle part je veux bosser (ce matin j'ai appris que Kant dit que le seul truc qui peut être bon en soi, c'est la volonté, même si tu atteins pas tes objectifs, alors j'ai bonne conscience), mais finalement avec Mariela on parle politique, pour la première fois sérieusement (la mexicaine avec qui je vis et qui étudie aussi les sciences politiques), mais faudra qu'on parle un peu plus, parce qu'elle est de droite... c'était bien intéressant. Et après Malu arrive, et on va tous les 4 chez elle, après avoir fait quelques courses, c'est chouette, on mange du fromage avec de la brioche (!) accompagné d'un chocolat, et puis un gâteau maison. Avec son frère de 12 ans, impressionnant comme il est intelligent, et sa mère. Et après on se pose dans les canaps et Malu sort sa guitare, alors on va écouter Elisa et Malu chanter jusqu'à minuit et demi. Super chouette. J'adore écouter les gens chanter. Aldo se débrouille pas mal à guitare, mais c'est surtout Malu qui joue. Elisa et Malu chantent des chansons connues en espagnol, quand je comprend les paroles je les trouve belles. Des fois elles s'adressent à moi, soit tendrement (je suis et je reste le petit français), soit en chambrant quand c'est une chanson d'amour... Elles chantent aussi Creep, de Radiohead... Malu est impressionnante, elle nous chante une vieille chanson tradicionnelle typique de Bogota, qui s'est perdue, une chanson en latin, et surtout, des chansons de sa composition. Elle compose pour le fun ou pour ses petits-copains depuis quelques années. Et il y en a qui sont super jolies. J'espère que j'aurai l'occasion de les enregistrer. Après elle s'amuse à nous chanter à chacun une petite improvisation, bien marrante. Moi je comprend pas ce qu'elle me chante, elle s'amuse à faire un mélange de son très mauvais français, d'anglais et d'espagnol. Mais ça a fait marrer les autres, et elle a conclu en chantant que je saurai jamais, que tout ce que veut la terre de Colombie c'est se foutre de ma gueule... bref c'était bien chouette, j'étais affalé dans un canap, très fatigué avec de belles chansons qui te relaxent. Bon par contre j'ai un peu la haine de pas savoir chanter et surtout de pas connaître une seule chanson en français. On rentre en taxi, on se remémore les premiers jours où on s'est connus, quand j'arrivais quasiment pas à communiquer alors que maintenant j'arrive à les chambrer.
Vendredi, j'ai pas cours. Je me lève vers 10h, je sors il fait super beau, je vais sur internet, et je vais chercher les fringues à la laverie où on les avait laissées l'avant-veille. Je passe vite fait par quelques rues bondées d'étudiants et de cafés, dont l'un répand dans l'air déjà chaud, un air de Manu Chao. C'est chouette. Je rentre, essaie d'écrire à Pauline, mais j'ai pas le temps, à une heure on va manger, Elisa et moi, avec Sammy et plein de gens de communication et de langues. On va dans le resto où j'avais déjà mangé avec le prof qui m'avait invité à Cali, et on mange tous le plat du jour, ce qui me permet enfin d'essayer l'ajiaco, une soupe typique. Et ça va c'est bon. Après on va prendre un café ailleurs, et je suis content, y a une fille qui veut une bière alors moi aussi je peux sans être le seul ! On file vite, parce qu'on doit faire plein de courses avant 4h, heure à laquelle Sammy a cours. On y arrivera pas, Sammy nous laissera finir et s'en ira en cours. On achète des coussins pour pouvoir s'asseoir et asseoir les invités ailleurs que sur le carrelage, et plein de bouffe. Enfin il nous manquera pas mal de trucs, vu qu'on a pas encore de frigo. Mais on achète plein de fruits et de légumes maman ! On ramène toutes les courses en taxi, à 18h, c'est fait un tas impressionnant. On range, Sammy arrive, ce soir on a invité Alejo, Maritza, Alex, Andrea, deux associés du bar et leur copine, et Togtoh. Je vais leur dire d'amener de la glace, Alejo me dit que ces jours-ci il s'est pris la tête avec son associé... ils viendront qu'à 10h parce qu'ils faut qu'ils aident la soeur de Maritza ou je sais pas quoi. Togtoh m'emmène chez Alex et Andrea pour que je les invite enfin (le midi Togtoh leur avait cuisiné du saumon, même s'il avait pas compris que c'était pour l'anniversaire d'Andrea), je suis pas sensé tarder vu que les autres sont en train de cuisiner à l'appart, mais je passe la porte, 5 secondes après j'ai une part de gâteau, 10 secondes après du jus de maracuya avec de la vodka. Alors on cause un quart d'heure le temps de finir mon verre, et... ils me resservent. Andrea et Alex ils vont commencer la soirée ici, avec la soeur et sa copine. Donc avec Togtoh quand on arrive, le guacamol et tout le reste c'est déjà prêt, et du coup, à 10h, tout le monde aura eu la flemme d'attendre les autres, on aura tout mangé... je raccompagne pas Sammy jusqu'à chez elle, vu qu'on attend les autres, mais ils viendront pas... y en a deux qui ont aidé une soeur jusque tard, après ils ont voulu amener les deux autres, mais y en avait un qui pouvait déjà plus marcher. Si bien qu'ils sont passés à minuit, mais on était couchés !
Samedi, il faut vraiment que je bosse toute la journée, mais le matin je me lève qu'à 10h, et je tchatte une bonne heure, ça faisait longtemps. J'ai reçu un mail de sciences-po, 9 crédits au lieu de 15 ça suffit pas du tout, il en faudra au moins 12 pour que ça passe... mais c'est pas envisageable pour moi de mettre une matière en plus, faut que je voie s'il existe pas des espèces d'équivalences. Maria Jimena m'appelle, ils passeront demain nous amener 2 lits ! Après je bosse une demi-heure, on reçoit la visite des nouveaux proprios de l'appart, ils nous proposent de nous acheter des lits (on dort sur des matelas et le sol est plutôt froid, du coup les filles sont malades...), une table et des chaises, un frigo, et une machine à laver ! Et le loyer passerait de 66 euros chacun à 100 euros chacun. Dès qu'Elisa répond à l'urgence de mon message, environ 7 heures après (elle est en week end de sport extrême avec tous ceux qui ont été à Cali, sauf moi évidemment), on appelle les proprios pour dire oui, et maria jimena pour dire non. Le midi je leur fait une entrée, bon pour l'instant exactement pareil que ce que je fais à Toulouse (bon sauf la vinaigrette, parce leur vinaigre c'est pas de vin c'est de fruits, et leur moutarde c'est catastrophique), et ça leur plaît. L'aprèm j'vous raconte pas, j'ai rien fait d'autre que bosser. En fin d'aprem, Alejo et Maritza passent pour s'excuser pour la veille. Je mange, des oeufs. Et je rebosse jusqu'à 11 heures et je me couche ! Rude soirée !
Dimanche, encore une journée à bosser ! Enfin pas autant que la veille. Bon c'est pas que je me lève tôt, mais alors une fois que je suis suis levé... je bosse et je laisse les autres cuisiner, enfin façon de dire, parce que j'ai beau eu dire à Elisa que dans la soupe instantanée y a plus de chimiques que de légumes (véridique), on en a acheté, et ils en préparent. Mais ils rajoutent du pain, et puis c'est bon quand même. Après je me remets à bosser, mais bien vite avec Mariela on va fair equelques courses, et ça prend du temps parce qu'on y va à pieds. Après je rebosse bien, et à 7h les filles arrivent de leur week end à faire du sport (soit-disant pour organiser un congrès de communication, j'ai pas trop compris le rapport) : Elisa, Sammy et Malu. On avait acheté une pizza, et on fait une entrée, on mange parterre sur les coussins qu'on a achetés c'est marrant, et on a la visite des proprios qui nous amènent une table et des chaises ! Elles ont chopés pleins de piqures de moustique, c'est impressionnant, c'est des moustiques de compétition qu'ils ont ici. Quand elles se soignent, le lendemain ça ressemble à ce qu'on voit en France. Et je rebosse, et je me couche avant les autres, ces journées de boulot ça m'enchante pas et surtout ça me fatigue.
Aujourd'hui lundi, je me lève pour aller en cours, mais je retrouve pas mon emploi du temps et ça fait un mois que j'ai pas été à ce cours (une fois à Cali, une fois annulé, une fois férié, la semaine dernière pas d'excuse), et donc je retrouve pas la salle, et j'y vais pas. Lamentable, et je crois que désormais je peux dire que ma situation scolaire est préoccupante jusqu'à ce que je régularise la situation (maman tout va bien pour pas que tu t'inquètes). Mais bon du coup je me mets à réviser pour le partiel du lendemain plus tôt, et je dois dire que je bosse vachement bien jusqu'à la fin de l'après-midi ! Le midi je cuisine pas, on mange et je fais la vaisselle. Ils ont fait des pâtes et ouvert une conserve de macédoine à laquelle ils ont rajouté du thon. Mais alors des pâtes sans beuree, ça m'a fait très sec dans la bouche. Donc je passe l'aprèm à bosser (d'abord avec musique super forte avec Aldo quand Mariela n'est pas là, je lui fais découvrir mon cd « flower power » et ça lui plaît beaucoup, et puis aussi la BO de The Doors, et après sans musique, ça m'endort), à 17h j'en peux plus, je me couche pour une demi-heure mais 10 minutes plus tard Malu passe vite fait, en fait pour aller aux toilettes (on peut presque considérer que l'appart est dans la fac, vu que la fac est biscornue), mais elle me convint de boire un café une heure plus tard, une demi heure pas plus. C'est vrai que j'en ai marre de bosser. Je vais fumer pour me donner du courage, et je vois Sammy qui est putain de débordée, et apparemment ça va être ça ces trois prochaines semaines. Voire même un peu déprimée parce qu'aux partiels elle a pas eu que des bonnes notes... je me rends compte que la motivation m'a définitivement quittée, donc je vais sur internet. Après je bosse un peu quand même, et on va boire un café avec Elisa et Malu. Malu parle presque pas, c'est surtout Elisa, c'est la première fois que je vois ça alors je le dis à Malu, elle prend tellement bien la blague qu'elle me renverse mon capuccino au Baileys sur ton truc orange nico ! Je rentre à l'appart parce que Sammy vient, et je réponds au téléphone deux fois (grande première de répondre à des gens que je connais pas et tout...) et c'est cool, on va recevoir la machine à laver demain. J'accompagne Sammy au bus, et quand je rentre ils sont tous rentrés, Malu aussi est là. On mange une omelette avec des trucs mexicains je sais plus comment ça s'appelle (pas que ce soit compliqué, ça se vend aussi en France mais j'ai un trou), et des platanos à la façon de la maman d'Elisa. Et il est déjà tard, je rebosse pas ce soir, au deuxième semestre de la deuxième année de sciences-po, j'ai expérimenté le levage-très-tôt-le-matin-du-partiel, et ça a bien marché. De toute façon vu le retard que j'ai je compte pas réussir ce début d'année.
Mardi, je me lève tôt pour bosser le partiel que j'ai à 9h, je vais au partiel, je fais le partiel, je me dis que j'ai pas foiré mon partiel. Donc en sortant je suis content, mais tout n'est pas fini pour le pauvre manu (quoi vous me plaignez pas ?!), je vais imprimer les fondements de la métaphysique des moeurs de Kant, on était sensé le lire en trois semaines, mais j'ai pris du retard, alors je m'imprime aussi en français... je crois que de toute façon je l'aurais imprimé en français. Je me mets à lire un peu, et puis on Sammy vient manger avec nous, et puis je rebosse, et puis je vais en cours à 16h, pensée sociale de l'Eglise. Je savais pas, mais y avait un texte à lire, avec une interro dessus. Mais comme le prof est pas à ça près, voire même parce qu'il voit que je suis un peu perdu, il nous dit de faire l'interro par deux... donc Angela, une fille gentille comme tout qui habite dans les champs de Bogota, fait tout. Bon pendant qu'elle répond je lis les pages où sont les réponses (indiquées par le prof...) et je me permet quelques remarques qui la font plus chier qu'autre chose je crois mais elle est gentille comme tout. Pendant ce temps, le prof nous interrompt de temps en temps en disant on s'en fout du quizz, écoutez moi donc un instant... ça parlait de Kant aussi, ce que j'ai compris était intéressant, mais quand même faudra que je lise le texte. Après je relis, j'ai pas beaucoup avancé Kant c'est bien mais ça se lit pas vite. Après manger, longue discussion avec Elisa, ça faisait longtemps.
le mercredi, je me lève pas spécialement tôt, c'est-à-dire vers 9h30 je crois. Le temps d'émerger jusqu'à être en état de lire Kant, il est presque temps de manger. Mais je me rends compte de la chose, et donc je me laisse pas faire, je vais imprimer un résumé de l'oeuvre. Et on mange, et je lis, je suis à la bourre, le soir après manger je sors les questions, et là malheur : je suis aussi sensé me dégôter un manuel d'histoire de la philosophie à la bibliothèque, et comme j'oublie qu'elle est ouverte 24/24 (peut-être cela arrangea-t-il mon inconscient), je vais voir sur internet une demi-heure, mais je trouve rien. Comme Elisa squatte mon ordi et par la même occasion ma chambre, je peux pas me coucher, et donc je bosse. Je réponds à la première question sur Kant, mais je sais que je pourrais pas le rendre le lendemain à 7h. Je lis même la lecture (toute facile ça fait plaisir je trace comme jamais) pour approches politiques le lendemain. On bosse jusqu'à 1h du mat' !
Jeudi matin Mariela me réveille à 6h47, mais comme le cours est à 2 minutes de marche, j'y suis à 7h15 et j'arrive avant le prof. En sortant de l'appart, le vigile me dit qu'à 3h du mat' y a Togtoh qui est venu, mais que comme on a pas entendu la sonnette il lui a pas ouvert, et donc il s'est couché devant la porte... Il est toujours dehors, je lui explique qu'on se voit dans 2h, parce que quand même je suis à la bourre. On fait le dernier cours sur Kant, bien intéressant, mais quand je lui demande si on peut lui envoyer le travail par mail, il répond qu'il faudra que ce soit fait aujourd'hui. Il nous lâche en avance, à l'appart Sammy passe et au bout d'un quart d'heure se rappelle que Togtoh est devant. Je laisse Sammy pour Togtoh, qui m'explique que pour la première fois depuis deux an et demi en Amérique latine, cette nuit il a eu peur. Il s'est fait courser par deux cons, ça l'a bien fait courir ! Il en a vraiment marre de pas pouvoir rentrer chez lui ! On cause un moment, ensuite avec Elisa et Aldo aussi, et puis je bosse, je paye une douche à Togtoh, il attend une heure que je bosse et puis on mange, après manger j'ai rendez-vous avec une fille pour qu'elle me passe les chocolats que je lui avais commandés la veille (une étudiante de communication qui se fait des sous comme ça), parce que dimanhe c'est l'anniversaire de Mariela. Et je rebosse mais pas longtemps parce que ça me prend la tête et Malu me convainc de l'accompagner à manger, je l'accompagne avec un gâteau. Pendant ce temps-là Togtoh dort. On tarde pas mal... après je vais vite fait sur internet, quand je reviens Togtoh est réveillé, je bosse bien et je finis le truc que je devais rendre le matin, du coup avec Togtoh on retourne sur internet et envoie mon travail. quand je reviens, au bout de 10 minutes à discuter avec les autres, je vais travailler, mais non je peux pas, parce que David et Malu arrivent. Ils nous apportent le matériel pour qu'on puisse avoir accès aux photos qu'Elisa a pris depuis le début de l'année avec sa caméra un peu bizarre, et y en a des super chouettes ! Et ils mangent avec nous. Ça a pas l'air long comme ça, mais dès que Malu vient, ou qu'on fait un truc ça tarde toujours. Elle fait que de parler et elle est super drôle. Après je fais la vaisselle et du ménage, vu que j'ai pas cuisiné, et j'écris. Là on est mercredi soir et je suis en train d'écrire et Togtoh est avec moi, il y a cinq minutes il s'est mis à danser la valse tout seul parce qu'une chanson des Hurlements d'Léo lui plaisait, et après avec une chaise, pour me montrer comment apprennent les militaires chez lui (j'avais vu un reportage, c'est aussi comme ça en Russie). Ah oui, ça se passait de moins en moins bien avec Esperanza, la fille qui le logeait, elle est un peu bizarre des fois, et cette nuit ça a été la goutte de trop, il en peut plus de se forcer toute la journée à discuter avec des latino-américains dont il n'apprécie pas la mentalité, donc maintenant il dort dans notre appart. Les autres ont accepté, dans la mesure où on sait qu'il part bientôt. Parce que ça y est c'est décidé, Togtoh va partir à Cuba, d'où il pourra normalement rejoindre la Mongolie parce qu'il y a une ambassade mongolienne à Cuba !
Vendredi on fait la grasse mat', on se lève à 11h30, truc de fou. On peut pas dire que je sois particulièrement actif jusqu'à ce qu'on mange. Et on a que des haricots rouge à manger, mais Malu nous commande des trucs à domicile. Enfin comme elle est bloquée dans le bureau d'un prof (juste à côté de chez nous), elle commande là-bas et passe après, mais tellement tard que les autres sont partis en cours. Entre temps Sammy et Mariela sont arrivées, alors on s'arrange pour que la bouffe trouve preneur. on glanduoille et on parle, et après Sammy va en cours de 18h à 20h, moi je vais sur internet avec Togtoh, Fabrice m'a envoyé un putain de méga mail avec plein de détails de sa vie que vous connaîtrez jamais, et ça m'a fait super plaisir c'était fort intéressant. Enfin sur le coup je le lis pas je l'imprime, ça fait 9 pages en taille 8 interligne simple, je ramène un kilo de coke (à propos, les commandes se feront du moi de mars au mois de juin, et la livraison en juillet au plus tard. Aucun service après vente ne sera assuré, à part éventuellement une démonstration pour ceux qui savent pas comment ça marche. Papa Maman je vous serais gré de bien vouloir me dire en toute honnêteté si en lisant ces lignes, pendant une fraction de secondes vous avez cru que votre fils est capable d'une chose pareille) à celui (ou celle, tout est possible ;-) qui fait mieux. Et on va boire un coup avec Togtoh. Quand on revient tout le monde est là, ceux avec qui je vis (Elisa et Mariela les mexicaines, Aldo, le chilien), Malu et son copain David, Sammy. Ce soir c'est le soir du Mexique, parce que demain c'est l'indépendance (enfin son anniversaire, puisque le Mexique est déjà indépendant), alors on va tous dans un resto mexicain, sur la même place que quand on était tombés par hasard sur un super concert d'un groupe de rock en concurrence avec le groupe de David le copain de Malu dans un bar tous les samedis soir d'août et de septembre, Malu étant précisément la colombienne avec qui on était ce soir du concert, et celle qui nous conseille ce resto mexicain où nous allons ce soir (dommage pour vous que je puisse pas vérifier, j'aurais sans doute aussi offert un rail de coke à celui qui a tout suivi). Alors on mange mexicain et c'est chouette et c'est bon ! Le proprio il se la pète en m'échangeant deux mots en français, mais quand Malu lui explique qu'il y a trois continents autour de la table, il fait moins son malin parce qu'il sait très bien que c'est pas de la vrai cuisine mexicaine son affaire, et en plus il parle pas mongol. Et en disant au revoir, il coñprend même pas quand je lui réponds "avec plaisir !" Après on rentre, je raccompagne pas Sammy en taxi, j'vous raconte pourquoi parce que c'est marrant : elle voulait, moi je voulais bien, mais elle voulait pas que je rentre tout seul, alors je lui propose que Togtoh vienne aussi, mais elle me dit euh non parles-en plutôt à Aldo... mais Aldo ne cache pas, tout naturellement, qu'il a envie de pisser et que Togtoh convient parfaitement. Alors elle nous accompagne jusqu'à chez nous dans un des deux taxis, et s'en va toute seule avec le même taxi. Le truc c'est pas qu'elle a peur de Togtoh, mais l'accompagner implique de monter chez elle, et je connais pas encore ses parents mais ils m'ont l'air assez spéciaux et rigides, d'un genre spécial opposé à celui de Togtoh (Togtoh il est open quoi...).























































































































